Le Fifty Lab cultive la curiosité

Le festival bruxellois met en avant les artistes émergents belges et internationaux à suivre de près.

Concert donné lors de l'édition précédente du Fifty Lab
L'événement se déroule dans cinq salles dans le centre de la capitale. ©Isabelle Bernard

Fifty Lab Où Bruxelles Quand Du 16 au 18 novembre

Soixante artistes, 20 nationalités, 5 lieux, 7 scènes. Fondé en 2019, le festival Fifty Lab s’agrandit pour cette nouvelle édition qui se tiendra du 16 au 18 novembre, dans différentes salles de la capitale (Ancienne Belgique, Bonnefoi, Archiduc, Beursschouwburg et Brasserie Surréaliste). Le principe reste le même : une vingtaine de festivals internationaux (du français Astropolis au polonais Unsound) se charge d’une partie de l’affiche, en proposant des artistes émergents et prometteurs. Le reste du line-up est complété par les coups de coeur de l’équipe du Fifty Lab.

Du jazz au post-punk

Un grand nombre de professionnels de la musique venus de toute l'Europe et d'ailleurs sont invités à prendre part à la fête. Une manière pour eux de débusquer les talents de demain, qu'ils pourront programmer chez eux. Le grand public reste plus que convié au festival. Comme le précise le coordinateur du Fifty Lab, Hendirk Wittock : "il ne faut pas être un professionnel pour tomber amoureux d'un nouvel artiste." Sans têtes d'affiche ni noms connus, l'événement mise avant tout sur la curiosité du public. "On demande beaucoup de confiance de la part des festivaliers. Les gens se montrent cependant de plus en plus curieux au niveau de la musique. Ils ne se contentent plus des chansons qui passent à la radio. Leurs horizons s'élargissent." La programmation se veut éclectique : jazz, hip-hop, rock, pop,… "C'est quelque chose de plutôt unique à Bruxelles de pouvoir présenter autant de genres, de nationalités différents dans un seul festival."

Comme un algorithme

Les salles et soirées ne sont pas dédiées à un seul genre en particulier. En l'espace d'une heure, on peut passer du post-punk d'Ada Oda au rap aux influences nigériennes de Smahlo. "On tenait à mélanger les styles, à ce que les spectateurs se baladent de salle en salle et qu'ils soient surpris par ce qu'ils découvrent s'ils restent au même endroit. Les gens sont capables d'apprécier beaucoup de musiques différentes." Le coordinateur perçoit le fonctionnement du Fifty Lab comme un algorithme d'une plateforme de streaming, on ne sait jamais sur quoi on va tomber à la prochaine chanson.

De nombreux artistes belges seront présents, avec une parité entre francophones et néerlandophones. On pourra notamment découvrir la violoniste Catherine Graindorge qui a récemment collaboré avec Iggy Pop, apprécier l’échappée solo de ML après Sonnfjord ou se laisser prendre par le projet instrumental néoclassique et électronique de KOWARI. Côté international, il ne faudra pas rater le passage du collectif new-yorkais Michelle qui mêle synth pop, jazz et influences années 80 ni celui du quatuor rock irlandais The Clockworks.

L'affiche du festival bruxellois Fifty Lab
60 artistes se succéderont du 16 au 18 novembre lors du Fifty Lab. ©Fifty Lab