Macbeth, serial killer entre gynéco et tennis

Krzysztof Warlikowski signe une production puissante mais inutilement compliquée du chef-d’œuvre verdien.

Nicolas Blanmont
Macbeth (Vladislav Sulimsky) et Lady Macbeth (Asmik Grigorian) en mal d’enfants.
Macbeth (Vladislav Sulimsky) et Lady Macbeth (Asmik Grigorian) en mal d’enfants. ©Bernd Uhlig

Faut-il absolument lire les programmes d’opéra ? Idéalement, chaque spectacle devrait être suffisamment parlant et clair pour qu’on n’ait pas besoin de mode d’emploi. D’aucuns observeront même, goguenards, que, si les metteurs en scène se contentaient de raconter l’histoire comme elle est dans le livret, aucune explication ne serait nécessaire. Dans le nouveau Macbeth du Festival de Salzbourg, douze ans après une production plutôt traditionnelle du grand Peter Stein, le non moins réputé Krzysztof Warlikowski multiplie les images, les actions parallèles et les références inattendues, en manière telle que le spectateur lambda qui n’aura pas lu les écrits de procédure sortira en se disant que c’était beau (musicalement et même visuellement) mais qu’il n’a pas tout compris.

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