Musique / Festivals

C’est plutôt vers la fin de son concert qu’elle y a fait allusion. A un moment où elle devait bien sentir que son premier Forest-National en tête d’affiche était une réussite : « Il y a trois ans, je jouais dans un bar pas loin d’ici. »

Et, ce samedi 25 mai 2019, voilà qu’Angèle remplit la plus grande salle de sa ville. L’apparence frêle de la jeune Bruxelloise peut être trompeuse. Elle a les épaules larges et la tête bien plantée dessus. Son succès fulgurant, qui ne doit rien au hasard, elle l’a construit avec minutie, étape par étape. Et quand après cette saillie sur le chemin parcouru, elle entonne avec "Bruxelles ma belle" au piano une ode à sa ville, on sent que la jeune fille, malgré Paris, malgré Cannes, malgré le New York Times, malgré tout ça reste simple. Une simplicité enjouée qu’elle aura communiquée à une salle principalement remplie de jeunes filles gagnées à sa cause. Gagnées même à la cause de sa famille car quand Romeo Elvis surgit pour entonner un duo avec sa frangine sur l’inévitable "Tout oublier", la salle chavire.

(...)