Il est le nouveau roi du hip hop… Et c’est sans doute le rappeur le plus en vue cette année. Membre du collectif Black Hippy dès 2009, Kendrick Lamar est devenu depuis le nouveau "kid" de Compton, banlieue chaude de la cité des Anges et berceau de l’incontournable Dr. Dre, son héros d’hier avec qui il travaille aujourd’hui. Car c’est du sang West Coast qui coule dans ses veines.

A 16 ans et sous le pseudonyme K-Dot, il fait ses premiers pas dans l’arène du hip hop, armé de la mixtape "Youngest Head Nigga in Charge". On est en 2003. Il faudra encore sept ans et trois autres mixtapes pour attirer l’oreille du parrain. Par le rythme alléché, Dre remarque Kendrick Lamar (qui a décidé de rapper sous son vrai nom) grâce au titre "Ignorance Is Bliss", qui apparaît sur "Overly Dedicated" en 2010. La machine est lancée…

Kendrick Lamar a tout : la voix, le flow, la musicalité, une technique irréprochable. Le charisme aussi. Il a même un nom cool… Sur les rails ou en roue libre, a cappella ou chevauchant l’instru, le Californien impressionne. Son premier véritable album, "Section 80", produit en indé en 2011, est une réussite. S’il a les poches pleines de tubes, le gaillard ne visite encore que furtivement la bande FM. Mais son talent lui permet d’obtenir un contrat avec une major en 2012, pour la sortie du génial "Good Kid, MAAD City". Un grand disque, mêlant modernité et authenticité, aussi efficace sur le bitume qu’en club. Celui qui se réclame de Lil Wayne, Eminem et 2Pac joue dans la cour des grands.

Sortie de chrysalide

Vient la consécration. "To Pimp a Butterfly" est son nom. Rapidement propulsé n°1 des ventes chez l’Oncle Sam. Pourtant, d’aucuns - et nous en sommes - lui préféraient son prédécesseur. Le petit troisième est moins festif mais plus soigné. Renferme moins de tubes mais parcourt bien plus de couleurs musicales. Semble moins facile d’accès, mais développe un propos plus élaboré. Aujourd’hui plus qu’hier, Kendrick a des choses à dire, plaide la cause des Afro-Américains et des quartiers, veut s’engager et fédérer. Un nouveau statut totalement assumé. Même si l’on eût préféré le voir encore un peu s’amuser.

Jeudi 9/7, 23h30, Open Air.


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