Les Ardentes

Les propriétaires mettent aussi la pression sur les autorités liégeoises et "menacent" de migrer vers Bruxelles

Fimalac, une société holding française fondée et dirigée par le milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, a investi dans les Ardentes et en devient actionnaire à hauteur de 49 pc. Les 51 pc qui restent demeurent la propriété de Gaëtan Servais et Fabrice Lamproye. Une décision qui va permettre à l'organisation de voir plus grand. "Le site a atteint une saturation qui ne permet pas de travailler de manière confortable. On passe notre temps à gérer les flux sur les scènes. On est bien décidé à aller à Rocourt. Le collège communale de Liège a donné un accord de principe. Ans aussi. On a déjà signé une convention privée pour un terrain proche", ont indiqué les organisateurs à l'occasion de la conférence de presse donnée dimanche soir.

Avant de préciser, "on se moque des jeux politiques mais par contre on est très conscientisé par l'avis des riverains. On co-organise ce nouveau festival avec les riverains. C'est une de nos priorités."

Gaëtan Servais et Fabrice Lamproye ont été clairs quant à leurs intentions. Ils comptent bien faire le nécessaire pour s'implanter à Rocourt et rester en région liégeoise, une question de cohérence, d'identité et de fierté.

"Nous n'avons pas de contact pour nous implanter ailleurs. Mais nous ne pouvons pas prendre le risque de manquer une édition, nous devons avoir un festival l'an prochain. Si pour octobre environ nous n'avons pas de réponse définitive pour le site, nous devrons en trouver un autre. Il n'est effectivement pas exclu de partir dans ce cas au Heysel. De plus en plus d'évènements d'envergures ont lieu là-bas. Et il se prête bien à nos ambitions. Mais il ne s'agit même pas d'un plan B à l'heure actuelle. Nous voulons avant tout travailler avec les communes liégeoises et les riverains", a précisé Gaëtan Servais.

Les organisateurs visent donc les 35.000 festivaliers par jour l'an prochain, contre 25.000 cette année, pour atteindre les 60.000 journaliers les années suivantes. Des ambitions possibles grâce aux investissements du groupe français. "Nous voulons continuer à promouvoir les artistes, ceux qui se lancent, mais aussi attirer de grosses têtes d'affiche. Et pour cela, il faut se donner les moyens de nos ambitions", ont-ils conclu.