Il fallait du courage, de la ténacité, de l’amour, de l’abnégation ou 3 grammes dans le sang pour tenir pendant tout le concert de Shaka Ponk. Ne vous y méprenez pas, les Français ont été à la hauteur de leur réputation mais les pluies diluviennes qui se sont abattues sur les Ardentes jeudi soir auraient pu refroidir certains. Mais pas tous. Comme s’il fallait absolument tenir, assumer une réputation.

En Day One, les festivaliers ont assuré malgré des intempéries qui ont effrayé les organisateurs sans jamais les faire paniquer. La console son sous eau ? Tout le boulot abattu en journée pour rendre le site le plus sobre possible mangé en trois minutes ? C’est juste à désespérer mais devant l’évidence et la fatalité, il n’y a pas grand-chose à faire. Sauf le lendemain avec un nouvel aller-retour des pompiers pour drainer ce qui est drainable.

Au camping , aussi, cela n’a pas été la fuite massive, chacun prenant son pli des conditions météorologiques extrêmes même si le réveil matinal a été aussi humide que difficile.

Avant que les éléments se déchaînent, Whiz Khalifa avait fait kiffer les gamins avec un hip hop translucide, un condensé des années 80 avec du Snoop Dog. C’est propre, consensuel et entre les hands up et les nigga, l’Américain s’entend pour fédérer.