Les Ardentes, Day 2, sont passées sous les averses : une réussite en soi

Après la pluie, le beau temps. L’adage vaut ce qu’il vaut et surtout ne se vérifie pas toujours. Mais si, après la pluie, on peut rester au sec, les festivaliers ne vont pas ranger leurs bottes et tirer la gueule.

Kennedy’s Bridge, les locaux du jour avaient à nouveau la lourde tâche d’ouvrir. Mais les gamins peuvent toujours compter sur un public fervent et, un an après, ils savent toujours faire leur taf.

Et du boulot, il y en avait vendredi aux Ardentes pour sublimer l’affiche. Avec Placebo en tête d’affiche, les kids devaient attendre 23h. Certes, avec Sleigh Bells, ils pouvaient admirer les formes d’Alexis Krauss, mutante pop-metal aux tatouages généreux.

Un mini-short qui restera peut-être dans les pupilles d’un public qui mettra quelques minutes à se rendre compte que Internet est présidé par une sis. Avec deux claviers, une basse aussi omniprésente que peu intéressante, Syd, chanteuse androgyne, ne sera pas parvenue à s’imposer sur une scène dont le parterre sera de plus en plus déserté.

Direction Son Lux où Ryan Eliott pouvait exposer son univers. Devant son clavier, l’Américain ambiance. Dix minutes, quasi, par chanson, le trio essaye de porter ses chansons. De quoi transporter son public ? Oui. Comme Dan Le Sac, magnifique panda, l’avait fait un peu plus tôt dans un HF6 qui aurait probablement apprécié le spectacle à une heure un peu plus tardive.

The Horrors, lui, a assuré le coup. Avec un Faris Badwan penétré, le quintet a balancé une post new wave (si si) ténébreuse avec quelques éclaircies. L’Anglais a du talent, c’est sûr et il sait comment l’exprimer.