Pour cet opus, Bramsito s'inspire de la musique qu'il a entendu dans son enfance. Ses racines congolaises, par exemple, sont très présentes. "C'était mon mood du moment. Elle est présente sur pas mal de titres."

Le zouk aussi, qu'il écoutait beaucoup lorsqu'il était adolescent. "J'ai fait un mélange : la trap et le zouk, explique-t-il. La trap, ça plaît aux garçons et j'ai mis du zouk dans le refrain pour que ça plaise aux filles. Comme ça, c'est un bon cocktail." Une stratégie qui paie puisque ses plus grands succès sont dans cette veine musicale.

Très attaché à la chanson française, l'auteur de "Sale Mood" a été influencé par des chanteurs comme Jean-Jacques Goldman et Daniel Balavoine. "Des artistes comme Jean-Jacques Goldman ont une belle plume et c'est ça qui m'a marqué surtout. Et j'ai voulu faire un mix des deux, en reprenant des instrus de la variété, en ajoutant de l'urbain et c'est là que j'ai commencé à chanter par-dessus."

De l'urbain ? Un terme qu'il aime de moins en moins pour sa tendance à exclure les artistes racisés de la chanson française justement. "Ma musique est large, elle peut toucher un large public. Mais on parle de pop urbaine parce que je suis noir, commente-t-il. Demain, je peux faire une musique comme Kendji Girac mais on dira toujours que je fais de la pop urbaine et c'est dommage."

Rencontre en vidéo pour évoquer ses débuts dans la musique, ses influences, son rapport aux femmes, à la célébrité et son avenir dans la musique.

"Losa", de Bramsito. Disponible en CD et sur les plateformes de streaming.