BSF: du vent dans la coupe de Sharleen Spiteri

Dimanche, le dieu Eole s'est levé. Zeus n'a pas grondé. Et le groupe Texas emmené par la chanteuse Sharleen Spiteri a assuré.

Marie-Anne Georges
BSF: du vent dans la coupe de Sharleen Spiteri
©JMQuinet/REPORTERS

Un festival urbain, cela ne se résume pas au fait d'investir pour quatre soirs une prestigieuse place, comme celle des Palais à Bruxelles. Montée en trois-quatre jours, elle sera démontée immédiatement après la prestation d'IAM pour rendre la place à la circulation. Outre cette scène « principale » où se produisent les grandes têtes d'affiche, le Brussels Summer se déploie aussi à la place des Musées où a été monté le magnifique Magic Mirrors et, en contrebas, au Mont des Arts. Lundi soir, c'est Axelle Red qui va se produire dans un environnement où le public est installé un peu comme dans un amphithéâtre. Mardi, place à Front 242, unique concert de l'année du groupe mythique belge des années 80.

Comme nous l'avons déjà écrit, la pluie et le beau temps est in intarissable sujet de conversation dans les festivals en plein air. De ce point de vue, le BSF est verni. Vendredi et samedi soirs, un étonnant micro-climat a régné. Dimanche, de nouveau, la journée avait très mal commencé et tout augurait pour qu'elle se termine mal jusqu'à cette incroyable éclaircie, à 17h57. Rappelons que c'est à 18h que les concerts commencent. Le vent s'est levé, mais entre deux maux, choisissons le moindre. Emmitouflés dans leurs coupe-vent, les festivaliers ont quand même eu l'air d'avoir froid. Qu'importe. La soirée de dimanche est placée sous le signe de la variété. Voilà une catégorie fourre-tout qui comprend autant de la daube que de l'audible. Bon, avec tout le respect que l'on pourrait devoir à James Arthur et à Arsenal, on avouera que nos oreilles n'ont guère été sensibles aux mélopées du gagnant du télécrochet anglais X Factor (2012) dont « Impossible » tourne en boucles sur la FM ni à à la lourdeur du son du duo flamand Arsenal.

Alors que Sharleen Spiteri va entrer en scène, le public la réclame. Texas, c'est une vieille histoire. 1988 déjà, et pas mal de tubes en 25 ans. D'entrée de concert, miss Spiteri commence fort en balançant « I don't want a lover ». Le groupe ne vit pas que de ses vieux succès. En 2013, il sortait « The Conversation » (LLB, 4/6/2013), huit ans après « Red Book ». Alors que les Ecossais nous avaient plutôt habitué à publier, en moyenne, un album tous les deux ans. Cela ne les aura pas empêcher d'écumer les scènes et d'être très fidèle à la Belgique. Werchter Classic en 2011, scène sur Sambre, en 2012. Sans parler du Tempo Festival fin août 2013. Comme la plupart des autres artistes qui se sont produits sur la Place des Palais, Sharleen Spiteri louera l'endroit, magnifique. Avec un peu moins d'entrain que d'autres sur la même scène, elle mettra également à contribution le public, réussissant cependant à rassembler un joli ballet de bras sur « Say what you want ». Et inclura aussi l'un ou autre morceau du dernier album, comme « Detroit City » ou « If this isn't real », qui s'intégreront parfaitement dans l'ensemble.



AU BSF, dernière soirée, place des Palais. Avec Gandhi, Psy 4 de la Rime, Patrice et IAM. Au Mont des Arts, la programmation continue jusqu'au dimanche 17 août. Ce soir, Mountain Bike, Clare Louise et Axelle Red.