Le circuit des festivals, clubs de musique et salles de concert belges subit de grandes pertes et s'inquiète de l'impact économique de la crise sur le circuit live belge à cause des annulations possibles en vue des festivals d'été. Ils soulignent qu'ils comprennent parfaitement les mesures sanitaires nécessaires, mais craignent également des conséquences désastreuses, écrivent-ils dans un lettre ouverte vendredi.

 Le secteur de la musique live a été le premier à être frappé par des mesures de confinement. Les chances sont grandes qu'il sera en dernière ligne pour un retour à la normale, selon les responsables. "Un autre facteur incertain est également la question de savoir quand le public sera prêt à reprendre les visites de concerts. En tous cas, l'impact se fera sentir à long terme", expliquent les signataires de la lettre ouverte.

Les acteurs du secteur estiment que pour la vente de billets, les dégâts se chiffrent à des centaines de millions d'euros. "Les artistes et leurs managements voient leurs revenus disparaître. Ajoutez à cela les dégâts pour l'entourage complexe de fournisseurs (constructeurs de scènes, sociétés de son et lumière, location de back line ...), d'indépendants et freelances (techniciens du son et de lumière, stagehands, roadies, tour management ...), de firmes de catering etc., connectés au secteur de la musique et la somme totale s'élève au-dessus du milliard. Le revenu d'innombrables associations qui s'engagent chaque année dans les festivals d'été est également menacé", soulignent-ils.

Ils expliquent avoir "le plus grand respect" pour les décisions des spécialistes et des scientifiques, mais demandent une concertation. "(Afin de) relancer le secteur, nous voulons nous aussi pouvoir nous asseoir à la table des spécialistes pour en parler. Nous sommes un secteur créatif, habitué à trouver des solutions créatives à des problèmes complexes. Nous offrons notre expertise pour développer des solutions viables en collaboration avec les politiciens et les scientifiques", indiquent-ils dans la lettre ouverte.

Le secteur de la musique live dit apprécier les mesures politiques prises, mais il demande qu'elles soient étendues.

Parmi les signataires, on compte les organisateurs de Rock Werchter, Tomorrowland, Dour Festival, ou encore du BSF.