Depuis 3 ans, la station met chaque semaine à l’honneur les artistes bruxellois et wallons.

Qui sait, un jour la photo ci-dessous deviendra peut-être aussi célèbre que celle prise en 1966 par Jean-Marie Perrier pour le magazine Salut les copains sur laquelle se retrouvaient toutes les stars des yéyé. On ne peut que le souhaiter aux différents artistes qui ont posé cette semaine. Tous ont en commun d’avoir été les invités de DH Radio en tant que découverte belge de la semaine.

Cela fait plus de trois ans que la radio du groupe IPM s’est donné pour mission de donner un coup de pouce aux chanteurs et groupes qui sont établis en Fédération Wallonie-Bruxelles ou qui y sont produits ou enregistrés. "On apporte notre petite pierre à l’édifice pour essayer de les faire grandir, explique Philippe Deraymaeker, le directeur opérationnel de DH Radio qui a aussi interviewé tous ces artistes. L’idée est de les promouvoir parce que la Belgique francophone subit la double peine. Il est d’une part difficile d’y vivre de son art parce que c’est un petit territoire, mais aussi, les médias français débordant largement sur le territoire belge, les artistes français bénéficient d’une bien meilleure exposition que ceux de chez nous. Les exemples ne manquent pas d’artistes belges qui, pour réussir, ont été obligés de monter à Paris."

Chaque année, ce sont entre 35 et 40 talents qui voient les portes de l’antenne de DH Radio s’ouvrir à eux à l’occasion d’une interview - également relayée, parfois de façon plus complète, sur les réseaux sociaux et le site du média - et la diffusion d’un de leur titre. "Des artistes en Fédération Wallonie-Bruxelles, il y en a plein. Des excellents aux plus moyens, explique Philippe Deraymaeker. Nous mettons l’accent sur ceux qui, à nos yeux, ont un potentiel et méritent d’être mieux connus et plus diffusés. En radio, on programme un titre parce qu’il est bon, qu’il soit de chez nous ou d’ailleurs. S’il ne l’est pas, il n’a pas sa place sur l’antenne."

Ça tombe bien parce que des artistes avec un vrai potentiel populaire, il n’y en a jamais eu autant qu’aujourd’hui à Bruxelles et en Wallonie. "Il y a dix ans d’ici, rappelle le directeur opérationnel de DH Radio, remplir un quota de production belge avec de la qualité semblait parfois difficile. Depuis, la qualité des productions belges a très nettement augmenté, ça se regarde un peu moins le nombril. Là où les premiers engagements de diffusion par rapport au CSA étaient de 4,5 % - c’était la norme minimale il y a une décennie de cela -, aujourd’hui DH Radio n’a aucun mal à faire plus de 10 ou 11 %. Et même 12 % certains mois. Et cela sans affaiblir ce que nous diffusons quotidiennement. Bien au contraire", se félicite Philippe Deraymaeker.