La Fédération internationale de l’industrie phonographique a rendu son classement ce mardi.

La Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI) a annoncé mardi que le tube "Bad Guy" a été désigné la chanson la plus vendue dans le monde sous format numérique. Le titre paru en mars 2019 a atteint 19,5 millions d’équivalents ventes (téléchargements et streaming audio et vidéo). Le titre s’est classé en tête des ventes dans pas moins de 15 pays, en plus d’être la deuxième chanson la plus écoutée sur Spotify l’année dernière et celle la plus recherchée sur l’application Shazam.

"Billie Eilish fait fureur grâce à sa voix incroyable et un son qui défie les genres, a déclaré Frances Moore, directrice générale de l’IFPI. C’est aussi une artiste qui parle de questions importantes comme la santé mentale dans ses paroles, qui trouvent un écho chez ses fans dans le monde entier." La jeune artiste bat ainsi "Old Town Road" du rappeur Lil Nas X qui compte, lui, 18,4 millions d’équivalents ventes et "Señorita" de Camila Cabello et Shawn Mendes avec 16,1 millions. "Sunflower" de Post Malone et Swae Lee, "7 Rings" de Ariana Grande et "Dance Monkey" de Tones and I parviennent également à se classer dans le top 10.

À noter également que son tout dernier titre "No Time To Die", sorti en février, a pulvérisé les records de ventes en une semaine pour un thème officiel de James Bond avec 90 000 exemplaires vendus et 10,6 millions de streamings.

Billie Eilish se déshabille pour passer le message

Tee-shirts amples, pantalons baggys, pulls larges… Depuis le début de sa carrière, Billie Eilish a toujours refusé les injonctions vestimentaires souvent imposées aux femmes issues de cette industrie. Pas question de faire de son corps et de ses formes un sujet de discussion ni un objet de sexualisation. 

Alors que sa tournée mondiale vient de débuter à Miami, l’artiste de 18 ans a décidé d’envoyer un message fort à travers une courte vidéo où on l’aperçoit en train de se déshabiller. “Vous avez des opinions à propos de mes options, à propos de ma musique, à propos de mes vêtements, à propos de mon corps, dit la voix-off. Certaines personnes détestent ce que je porte. Certaines en font l’éloge. Certaines personnes s’en servent pour en blâmer d’autres. Certaines s’en servent pour me blâmer moi.” Elle dénonce le regard permanent fixé sur sa personne. “Vous voudriez que je sois plus petite ? Plus faible ? Plus douce ? Plus grande ? Vous voudriez que je sois plus calme ?” Elle s’interroge sur le fait que sa valeur ne soit peut-être basée que sur des perceptions. Un discours puissant, stimulant, à contre-courant.