Bruel: "J’aime payer mes impôts en France"

La Bruelmania n’est pas morte. La preuve…

Isabelle Monnart

Franchement, on n’avait jamais vu ça. Devant l’hôtel, devant la salle de la conférence de presse, devant les ascenseurs (ce qui nous a valu une belle prise de bec avec un cerbère…) : c’était le même délire partout. Même lui, qui en a vu d’autres, n’en revenait pas…

Ses yeux ronds, quand il entre dans la salle de presse, Patrick Bruel ne les perdra pas. Il sourit, des fois, devant la naïveté de certaines questions, mais il répond, toujours, très pro. "Évidemment que je pense à réaliser un film, dit-il. À chaque fois que j’en tourne un. J’ai réalisé la moitié de mes clips, mais réaliser un film, c’est une urgence. C’est deux ans de votre vie, et si ce n’est pas vital…"

Rebelote, une heure plus tard, sur la scène Pierre Rapsat. Pareil : une telle ferveur, en 15 ans de Francofolies, on n’avait jamais vu ça.

Bon enfant, le public est aussi vraiment heureux d’être là. Et manifestement, les bonnes ondes arrivent jusque sur scène puisque Bruel ne se départira pas de son sourire, franc, sincère, pendant tout son set.

Marc Radelet, l’attaché de presse des Francos, qui, lui aussi, en a vu d’autres, est complètement bluffé. "On s’était dit rendez-vous dans dix ans : 9.000 personnes qui vous le renvoient dans les oreilles, ça a une certaine gueule."

Pourtant, promis, Bruel, à l’instar de certains de ses compatriotes, et en dépit de tout l’amour qu’il porte (et vice versa) à la Belgique, ne compte pas s’installer dans notre plat pays. "Mon concert à Lille, le 6 septembre, sera ma dernière date belge, rigole-t-il. Mais sinon, je n’ai pas de projet de déménagement. Je suis très content de payer mes impôts en France."

C’est les larmes aux yeux qu’on le quitte - il était vraiment ému et étonné de ce qui lui arrivait -, après quelques titres et à l’heure de boucler cette édition.

L’histoire d’amour entre Patrick Bruel et Spa - et plus largement la Belgique - n’est pas prête de s’arrêter.

À le voir, comme un môme de 50 ans, on se dit que c’est tant mieux…


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