Si les organisateurs des Francofolies, dans leur dernier communiqué, rappellent que "rien ne change" et que "tout sera fait pour ne pas perturber la convivialité chère au festival", force est d’admettre que les tragiques événements de ces derniers mois et de ces derniers jours, jettent une part d’ombre sur les réjouissances en plein air. Et puisque le niveau 3 de sécurité, décrété par l’Ocam, est toujours en vigueur, diverses mesures ont été prises dans la ville pour que les Francofolies de Spa, 23es du nom, se déroulent sous les meilleurs auspices.

Aucun concert complet

Ainsi, dès ce premier jour de concerts, un périmètre de sécurité sera installé, dès midi, autour du centre-ville. Les entrées sur le site se feront via cinq points d’accès, qui seront contrôlés. L’organisation suggère, en outre, d’éviter au maximum les sacs, qui seront examinés, le cas échéant, à chaque entrée.

Enfin, ils rappellent que durant toute la durée des Francos, l’entrée en voiture sur le périmètre de sécurité ne sera possible qu’entre 5 heures du matin et midi.

Ces considérations établies, c’est avant tout de musique qu’il sera question dans la ville d’eau, avec, cette année, plus de cent cinquante concerts, sur les huit scènes - en intégrant les Vitrines des Francos.

De Machiavel - qui jouera en premier sur la très belle place de l’Hôtel de Ville - au Grand Jojo, qui fêtera en grande pompe ses 80 ans au Village Francofou, il y en aura pour tous les goûts, du plus populaire (Les Charlots !) au plus confidentiel. Du côté des têtes d’affiche, le festival a misé sur Michel Polnareff (ce soir) qui signe son retour à la scène, Pascal Obispo, Kendji Girac et Zazie. A moins de vingt-quatre heures du début des festivités, aucun d’eux, toutefois, ne pouvait se targuer de jouer à guichets fermés. La faute, sans doute, à l’actualité. Peut-être aussi à une affiche qui n’est pas follement originale, bon nombre d’artistes ayant déjà roulé leur bosse dans d’autres lieux cet été.

Festival éco-responsable

Nichée au cœur du massif ardennais, entourée de forêt, la ville qui sera prise d’assaut par les festivaliers aime aussi à rappeler les hypothétiques dégâts occasionnés par la foule. Gobelets et bouteilles d’eau jetés au sol mettraient près de cinq cents ans à se dégrader. Comptez-en deux pour les chewing-gum et autres mégots de cigarettes. Aussi a-t-on tout mis en œuvre pour faire des Francofolies un festival éco-responsable, et ce à de nombreux niveaux. Covoiturage, gobelets réutilisables, tri des déchets encouragé et expliqué, points d’eau potable gratuits pour le grand public sont autant de gestes pour l’environnement que chacun pourra poser pendant ces cinq jours de fête.