Musique / Festivals Les mélomanes branchés et les défricheurs de talents connaissaient déjà les soirées " Fifty Fifty", organisées chaque mois dans la capitale, pour promouvoir un artiste belge en développement et son alter ego étranger. Les mélomanes tout court sont évidemment coutumiers du festival de Dour. Voilà aujourd'hui que les structures associées à ces deux événements musicaux (Fifty Fifty et Kuratedby) s'associent pour lancer un tout nouveau concept musical à Bruxelles: Le Fifty Fifty Lab

Le principe semble basique : deux soirées (les 7 et 8 novembre 2019), cinq lieux bruxellois réputés (Le Bonnefooi, l'AB Club, La Madeleine, L'Archiduc et le C12) et trente artistes issus d'horizons, de genres et de pays divers. " Pas de quoi s'exciter" rétorqueront les grincheux. Qui ne manqueront toutefois pas de se pencher sur un détail intéressant : l'implication, dans la programmation, de vingt festivals européens issus de dix pays différents, dont quelques noms prestigieux tels que Primavera (Barcelone), Glastonbury (Angleterre), Les Vieilles Charrues (Bretagne), Dekmantel (Amsterdam) et le Paléo (Suisse).


" Nous vivons dans une société où l'offre culturelle est telle, que les gens attendent des recommandations" explique Mathieu Fonsny, programmateur du Festival de Dour et co-créateur de ce nouvel événement. " C'est comme cela que fonctionnent Netflix ou Spotify. Nous avons voulu en faire de même avec les curateurs de musique live." Les festivals partenaires de l'événement (les illustres exemples précités, mais également le Plissken festival grec, Body And Soul en Irlande ou encore Ment en Slovénie) recommanderont chacun deux groupes coup de coeur à l'événement bruxellois. L'un de ces deux groupes sera d'office programmé sur l'affiche, et l'organisation de ce Fifty Fifty Lab y ajoutera un tiers de découvertes belges.



" Tous les curateurs de ces festivals ont une connaissance de l'offre musicale incroyable" poursuit Mathieu Fonsny. " On sait que Primavera a révélé Radiohead ou Arcade Fire, par exemple. L'idée est de leur permettre de venir présenter directement les groupes de demain à Bruxelles." Aucun genre ou pays d'origine n'est retenu a priori. Trois shows par jour seront organisés dans les cinq salles, à des horaires divers pour permettre au public de passer à pied de l'une à l'autre, en moins de dix minutes de marche. Le tout pour une somme relativement modique puisque le pass un jour coûte de 20 à 30 euros, et le pass deux jours de 30 à 40 euros.



Tous les professionnels réunis sur place seront par ailleurs conviés à des ateliers, conférences et autres, sur le secteur de la musique et les initiatives qui le poussent à évoluer. " On n'a pas envie de parler une énième fois de Streaming" ajoute Mathieu Fonsny. " Le créateur de Glasonbury, par exemple, a lancé un festival à la frontière nord et sud-coréenne. Toute l'équipe de Back in The Dayz pourrait venir évoquer le second âge d'or du hip-hop belge." Et le tout sera accessible à tous. 

FiftyFifty Lab : les 7 et 8 novembre.  Infos et billets : fiftyfiftylab.com