Grand Corps Malade, le slam hors piste

Musique & Festivals

Lebrun Sophie

Publié le - Mis à jour le

Grand Corps Malade, le slam hors piste
© D.R

De “Funambule”, 4e album du slameur Fabien Marsaud alias Grand Corps Malade, on retiendra plusieurs choses. L’une ou l’autre phrase bien ciselée, sûrement : Ils vécurent peureux et eurent beaucoup d’ennuis” , “L’homme descend bel et bien du singe et pas du sage”… Les trois duos, sans doute : avec Francis Cabrel (“La Traversée”), Sandré Nkaké (“Te manquer”), Richard Bohringer (“Course contre la honte”). Mais la grande originalité est ailleurs : dans le dialogue entre ses mots dits et scandés et les compositions fines et éclectiques (électro, tango, jazz, hip-hop, classique…) du musicien Ibrahim Maalouf. Ce dernier a écrit et arrangé la plupart des musiques de l’album.

D’où est venue l’idée de collaborer avec Ibrahim Maalouf ?

Je l’ai vu lors d’une création avec Oxmo Puccino où il dirigeait un orchestre symphonique, dont il avait écrit la partition. Je connaissais déjà le trompettiste essentiellement jazz, mais là j’ai vu l’étendue de ses possibilités. Il y avait des ambiances très différentes, des moments grandioses, classiques, d’autres où ça groovait presque comme une instru hip hop. Je trouvais la musique très forte. Et tout cela vraiment au service d’un texte. Un peu comme une bande originale de film.

Lui avez-vous donné quelques mots-clés pour composer les musiques de cet album ?

Je lui ai parlé de programmations. J’avais toujours fait de l’acoustique. Là j’avais envie d’un album avec, ici et là, des rythmiques un peu plus musclées, voire des beats un peu plus hip hop.

A la base, le slam n’est accompagné d’aucune musique. Avez-vous déjà envisagé de faire un disque sous cette forme ?

Quinze titres a cappella sur un CD ? Ça me paraît ennuyeux. L’a cappella, ça marche quand on est sur scène. Je le fais encore dans les cafés de temps en temps.

Dans quelques chansons, vous évoquez votre parcours. Dans “Funambule”, vous dites, malgré le succès et “la vie d’artiste”, ne pas oublier d’où vous venez, le bitume et la “vie d’humain”, garder “un peu de hors-piste”. Comment, concrètement ?

Je continue, par exemple, à aller voir mes potes comme avant, aller dans tel café, discuter avec les gens… Mais il y a aussi ce qu’on provoque, notamment des ateliers de slam qu’on organise...

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