Green Montana n'est pas un homme très bavard. Dans sa doudoune Moncler, capuche sur la tête qui laisse s'échapper quelques locks blondes, le rappeur est plutôt réservé. Regard fuyant et premières réponses assez courtes, parler de lui ne semble pas une évidence aussi bien en interview que dans sa musique. "J'essaie de garder une distance entre la musique et ma vie personnelle et ne pas trop me dévoiler, explique-t-il. Je transmets une certaine émotion avec mes mélodies qui parlent aux gens sans que j'ai besoin de me confier. Je ne suis pas quelqu'un qui me confie beaucoup dans la vie." Après quelques questions, le climat se réchauffe et sa langue se délie.

A 27 ans, le rappeur verviétois est certainement la future star de la scène rap francophone venant de Belgique. Peu connu dans le plat pays, c'est surtout en France qu'il a trouvé son public. En 2019, Booba le repère et le signe sur son label 92i avec un conseil pour débuter : "faire des hits". Green essaie de le suivre mais avec ses propres règles. Car ce qu'il construit sur son premier album Alaska est loin des standards actuels des plus grosses ventes du rap francophone. L'univers est "nocturne, froid et sombre". Il y évoque ce qu'il aime, "la beuh, les filles" et ce qu'il a connu : son quotidien - romancé - lorsque son activité était plutôt illicite.

Rencontre en vidéo où l'on évoque ses débuts, sa rencontre avec Isha, Booba et son rapport à l'argent.