I Love Techno, 18 ans d’amour

Capart Nicolas Publié le - Mis à jour le

Musique / Festivals

C’est devenu un passage obligé pour qui tâte des platines et entend intégrer l’establishment du DJing mondial. Sans doute l’une des plus importantes manifestations du genre sur le Vieux continent et, à n’en pas douter, l’une des plus prestigieuses à l’échelle internationale. Moins tape-à-l’œil que Tomorrowland, mais plus légitime de par son ancienneté. En un peu moins de vingt ans, I Love Techno s’est imposé comme un rendez-vous incontournable du clubbing où défilent tous les plus grands. Une marque à l’esthétique reconnaissable, avec ces lettrines blanches massives et son cœur qui bat rougeoyant. Bref, une belle machine de guerre qui réjouit ses heureux promoteurs, Herman Schueremans et Peter Decuypere.

Le premier de ces deux noms ne vous est peut-être pas inconnu. Le sieur Schueremans, également chef d’orchestre de Rock Werchter, était encore député OpenVLD il y a peu, mais quittait ses fonctions politiques au début de cette année pour se consacrer pleinement à ses activités au sein du navire amiral Live Nation. Et on peut dire que l’homme sait y faire. S’il lançait I Love Techno en 1995 - au Vooruit - avec à peine 700 spectateurs, chaque édition - depuis organisée dans l’immensité bétonnée du Flanders Expo - attire aujourd’hui à Gand plus de 35 000 aficionados.

En juillet 2003, du côté de Lommel, une version outdoor a été organisée et le concept aurait même récemment tendance à s’exporter. Depuis trois ans déjà, l’Hexagone dispose, en effet, de son propre I Love Techno, nombreux sont ceux encore à l’ignorer. Après une première édition française jouée à guichets fermés, puis un deuxième volet réunissant 20 000 personnes, l’épisode 3 fera trembler Montpellier le 14 décembre prochain. Autant dire que le label est vendeur.

Tous les ans en novembre, on voit pointer ce line-up gargantuesque. Succession de pointures confirmées ou de bidouilleurs portés par la hype, pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Une méga-soirée de notes, mais surtout d’infra-basses, qui n’a plus finalement de Techno que le nom. Si, à l’époque des prémices, l’étiquette technoïde était encore dans l’ère du temps, aujourd’hui, la scène électronique a évolué et enfanté bien des bâtards mutants. Des fusions de genres ou de vraies nouveautés qui se sont progressivement fait une place au line-up. Vous attend donc, ce week-end, un I Love Techno éclectique, dont certains invités plus que d’autres nous ont semblé pertinents.

En caractère 72 tout en haut de l’affiche, il y a, bien sûr, le pape Laurent Garnier qui n’a jamais failli une seule fois à sa mission de nous faire danser. Nous ne manquerons pas non plus de confier nos raideurs à la clique germanique. De 2h à 7h, Marcel Dettman, Len Faki et Chris Liebing se succéderont à la Red Room pour un marathon de minimale qui cogne ou qui groove. Impossible de passer à côté de la jeune scène trap, dont trois illustres représentants viendront défendre les couleurs criardes. Trois Américains cette fois, à savoir Baauer, Flosstradamus et Dillon Francis. Nous saluerons aussi l’ami Jackson and his Computerband, ovni en ces lieux. Enfin, on attend de pied ferme les prestations de Disclosure et du surdoué Français Gesaffelstein qui devraient tous deux attirer la foule à raison.

Capart Nicolas

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