Dans le paysage musical en Belgique, Isha est un peu à part. Biberonné au son du rap new-yorkais, il est influencé par la culture des mixtapes, Mobb Deep et les Ruff Ryders. Et à 33 ans, il fait déjà figure d'ancien sur la scène bruxelloise.

Depuis 2017, le rappeur vit une seconde vie artistique après avoir mis sa carrière entre parenthèses durant quelques années. Son style s'est affuté et sa voix est aujourd'hui reconnaissable entre mille.

Il clôture aujourd'hui sa trilogie La vie augmente en attendant un premier véritable album. Au fil de ses dix titres, Isha continue son introspection mais s'ouvre aussi de plus en plus. Que ce soit dans le choix de ses prods ou dans celui des thématiques abordées. L'homme regarde autour de lui et raconte avec sa sensibilité exacerbée. Le plus bel exemple de cette ouverture est certainement Coco où il livre son regard, ni moralisateur ni encenseur, sur la cocaïne en s'appuyant sur la production sombre de Sam Tiba, membre du groupe électro français Club Cheval.

Début février, nous rencontrions Ie rappeur à quelques jours de la sortie de La vie augmente, vol.3. Nous avons demandé à son entourage artistique de lui poser une question ou partager une anecdote. Du rappeur Scylla au journaliste français Mehdi Maïzi en passant par sa garde rapprochée avec son manager Stan ou le "producteur emblématique" de sa trilogie, BBL.

Rencontre en vidéo pour évoquer aussi son avenir, le cinéma, son entourage, ses collaborations et le rapport qu'il entretient avec son public.


Isha, La vie augmente vol.3, sur toutes les plateformes de streaming. En concert le 14 mars 2020 à l'Ancienne Belgique, 22 euros.