Beats lourds. Têtes d’affiche à la Rotonde, le duo féminin Télépathe ne manque pas de points communs avec Au Revoir Simone. Même berceau musical (Brooklyn), même utilisation des machines au détriment d’autres instruments, même hype pour un premier album, "Dance Mother", produit par David Sitek de TV on the Radio, caution arty s’il en est.

La comparaison s’arrête là. Pas d’univers à la Sofia Coppola ici: les beats sont lourds, les synthés grésillent et le chant à deux voix est plus névrosé qu’éthéré. En mêlant musiques de club et références dark issues des années’ 80 - Anne Clark notamment - les deux ex-punkettes installent une ambiance anxiogène et tétanisante. Cette expression d’une colère intériorisée dure cinquante minutes avant de s’arrêter trop brusquement. Dommage, on commençait à vraiment apprécier les coups.