Ce vendredi soir, les 35e Victoires de la musique récompoenseront les artistes les plus en vue en 2019. Certaines éditions précédentes ont donné lieu à des moments inoubliables.

Ce vendredi soir, pour la 35e année, les Victoires de la musique vont célébrer la musique made in France. Si le triomphe d’Angèle ne fait aucun doute dans la catégorie Artiste féminine de l’année, les jeux sont plus ouverts du côté masculin et pour l’autre catégorie reine, celle de l’Album de l’année.

Avant d’assister à la cérémonie diffusée sur France 2 à partir de 21 h 05, nous vous proposons un retour sur cinq moments cultes de l’événement.

1990: les larmes Vanessa Paradis

En 1990, Vanessa Paradis n’en est pas à ses premières Victoires de la musique. En 87, elle était déjà en lice comme révélation féminine et pour la chanson de l’année avec “Joe le taxi”. L’année suivante, rebelote pour la révélation féminine. Deux ans plus tard, elle concrétise avec un premier trophée. À seulement 17 ans, elle est désignée artiste interprète féminine de l’année. Elle tombe des nues à l’énoncé de son nom et paraît totalement perdue au moment de recevoir son prix des mains d’Eddy Mitchell. Celle qui n’est encore qu’une adolescente est incapable de retenir ses larmes sous le regard hilare d’un Serge Gainsbourg taquiné par le Schmol qui se la joue Jacques Martin dans L’école des fans. Culte !


2002: le coup de gueule de Noir Désir

Durant son existence, Noir Désir a reçu cinq Victoires de la musique. Deux en 1998 comme groupe et chanson de l’année, et deux autres en 2002 pour l’album rock et le clip de l’année, et une dernière en 2006 pour le DVD musical de l’année.

En 2002, un peu plus d’un an avant le décès tragique de Marie Trintignant, le chanteur avait pris la parole devant le parterre d’invités pour un discours resté dans toutes les mémoires. Il prononce une véritable diatribe à l’encontre de Vivendi Universal, sa propre maison de disques, et son patron de l’époque, Jean-Marie Messier : “Camarade PDG. Tu permets que je t’appelle camarade ? Je suis obligé de te tutoyer par la même occasion, c’est d’usage. Et puis c’est mieux que Ô grand Jean-Marie Messier commandeur des communicants et puis des autres aussi par la grâce de la sainte trinité : Ramification, Absorption, et Profit. Tu n’es pas le seul mais disons qu’on te voit beaucoup…”


2009: le dernier salut d’Alain Bashung

En 2009, les Victoires n’ont pas encore un quart de siècle qu’elles connaissent probablement l’un des moments les plus bouleversants de leur histoire. L’année précédente, Alain Bashung a sorti son dernier album, Bleu Pétrole, et révélé être atteint d’un cancer du poumon. C’est un homme amaigri et terriblement faible, chapeau rivé sur la tête et lunette noires, qui monte à trois reprises pour recevoir les trophées de la meilleure tournée, du meilleur album de chanson/variété et celui d’artiste interprète masculin de l’année. Sous le regard ému d’un Nagui qui ne cache pas ses larmes, Bashung, qui est alors le plus primé de l’histoire de la cérémonie avec 11 Victoires (il en a reçu deux à titre posthume depuis) et qui peine à soulever les récompenses, déclare : “Je ne pourrai jamais oublier cette soirée”. Deux semaines plus tard, il s’éteindra. C’était sa dernière apparition et sa dernière prestation live.



2014: Formidable Stromae

S’il y a une chose de compliquée avec les différentes apparitions de Stromae lors des Victoires de la musique, c’est de choisir laquelle est la plus marquante. Des cinq récompenses qui lui ont été attribuées, ce sont celles de l’édition 2014 qui restent en tête. Cette année-là, le Maestro rafle le prix d’interprète masculin, de l’album de chanson et du clip vidéo pour “Formidable”. Son interprétation pendant la cérémonie de ce titre enchaîné avec “Papaoutai” est tout simplement somptueuse. 8 minutes 30 secondes de pur bonheur.


2018: l’hommage à Johnny Hallyday

À peine un mois après la disparition de l’idole de tout un peuple, les Victoires de la musique rendent hommage à Johnny Hallyday. Ce soir-là, la cérémonie début avec l’interprétation de “Requiem pour un fou” par Slimane, Florent Pagny et les musiciens du Taulier. Ensuite, défilent les images des différentes récompenses décernées au rocker. L’émotion est palpable.