Depuis dimanche, une polémique enfle à propos d'un titre du répertoire d'Annie Cordy, le tube "Chaud Cacao". Suite à cela, le parolier de la chanteuse, Vivien Vallay, a décidé de réagir au micro de nos confrères de la RTBF afin de remettre les points sur les i.

Le moins que l'on puisse écrire, c'est que le parolier français réfute totalement les accusations proférées à propos d'un certain racisme dans les paroles de la chanson. L'occasion pour l'acolyte d'Annie Cordy de revenir sur les origines des paroles de ce tube légendaire. "A l’époque, je travaillais beaucoup, j’avais deux emplois", explique Vivien Vallay à la RTBF. "Un jour, je revenais de ma garde, comme j’étais veilleur de nuit. Il était 7 h du matin, j’étais chez moi. Et je prends mon petit-déjeuner, mon petit cacao." Un cacao de la marque... Cho Kakao sur laquelle plusieurs détails lui donnent des idées pour en écrire un tube !

"On imagine la brousse. Et vous savez ce que c’est, quand on dort très peu, on n’est pas 'shooté' mais presque. Quand on est très très très fatigué, on est dans un état un peu second. Et j’ai alors imaginé que des guerriers partaient à la chasse aux lions en criant "Cho Kakao". La chanson est venue comme ça. J’ai présenté cela à Annie Cordy. La musique du refrain et les paroles du refrain, j’ai fait cela devant mon petit-déjeuner, en quinze minutes."


Le succès ne se fait pas attendre et Vivien Vallay est un parolier comblé qui admire toujours autant le personnage qu'était Annie Cordy quand elle la chantait. "Le grand bonheur que j’ai eu toute ma vie avec cette chanson, c’est que quand elle est jouée quelque part, quand je la joue encore, ça devient une foire, une ménagerie. Annie aimait réveiller les gens avec la bonne humeur. Cette chanson, ce n’est rien d’autre que de la bonne humeur."

Tous ces points positifs font que Vivien ne comprend pas la polémique qui enfle ces derniers jours à propos de ce tube. "Ce que je sais, c’est que quand je fais quelque chose, c’est toujours au premier degré. Il n’y a pas de calcul. C’est tellement simple. J’ai su par le passé que ma chanson avait été accusée de racisme, même de pédophilie. C’est incroyable ! C’était quelque chose de naturel parce qu’on voulait faire une chanson un peu exotique avec des mots percussifs comme bambou, toumba… pour donner de la gaieté, faire rebondir, sans penser plus à mal. On n’a pas le temps d’être méchant", se justifie-t-il auprès de nos confrères de la RTBF.

Pour encore plus démontrer qu'il n'est pas raciste, le Français tient même à apporter quelques éléments de sa vie privée qui peuvent le prouver. "Je suis marié depuis 1977, mon témoin de mariage était black. C’est mon ami. Mes deux meilleurs frères dans le métier, Arthur Apatout, le fondateur de la Compagnie Créole et Mike NDY sont noirs. J’ai beaucoup d’affinités avec les musiciens et chanteurs noirs depuis toujours. Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien. Dans la musique, on est raciste pour les gens qui chantent faux ou qui jouent faux. C’est le seul racisme qu’on a, parce que pour nous, du moment que ça sonne… Tout cela est tellement bête!"