Afro-Péruvienne, telle s'affirme Susana Baca dont les ancêtres sont des noirs africains débarqués, comme esclaves, sur les terres péruviennes au 16 éme siècle. Elle anime, avec son mari Ricardo Pereira, l'«Instituto negro-continuo», qui a pour fonction de préserver les formes d'expression de la communauté noire. «C'est un institut de recherches. Cela a été une école, mais nous avons échoué économiquement. Nous avons des spécialistes qui travaillent avec nous, qui rassemblent toutes sortes d'informations sur cette partie de l'histoire de notre pays. Nous menons par ailleurs quelques petits projets comme celui de construire une cantine populaire, d'obtenir le classement d'un édifice très ancien et sa transformation en patrimoine culturel industriel. Nous allons aussi avoir un musée - en cours de construction. Parce que c'est évidemment très important que les gens se rendent compte que les noirs font partie de l'histoire du Pérou.» Surtout qu'il n'y a pas si longtemps, la culture afro-péruvienne n'apparaissait pas dans les cours d'histoire!

© La Libre Belgique 2006