Musique / Festivals

Pour les mélomanes, c’est un nom mythique, l’un des plus grands festivals au monde par la taille comme par le rayonnement. Depuis sa création en 2001 à Barcelone, le Primavera Sound a bousculé les codes, révélé une flopée de groupes en Europe, dont les Canadiens d’Arcade Fire ou le rappeur Kendrick Lamar, et lancé la mode des festivals urbains. Au risque de perdre une partie de son public, l’événement a en outre pris le pli de devancer les tendances. Ce qui explique l’évolution de son offre musicale, de plus en plus portée sur la musique urbaine et de moins en moins sur le rock indépendant, sans pour autant le renier.

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Rien d’étonnant, donc, à voir le grand raout catalan s’illustrer aujourd’hui sur le terrain brûlant du déséquilibre des genres dans l’offre musicale. "En bouclant l’affiche de l’édition 2018, nous avons constaté que les femmes y tenaient une place très importante, nous explique Marta Pallarès, qui gère la communication du Primavera Sound. Des artistes féminines étaient présentes sur toutes les scènes, à toutes les heures, et dans tous les genres musicaux alors qu’elles ne représentaient encore que 35 % de l’offre. Cette tendance s’est encore confirmée cette année. Ce qui nous a conduits, tout naturellement, à programmer une édition équitable sur le plan de la représentation hommes/femmes."

Il y a cinq ou dix ans, une telle initiative aurait-elle été possible ?

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