Ce jeudi soir, le nouveau haut-lieu festif liégeois du Cadran affichait complet à l’occasion de la présentation de la vingtième édition des Francofolies de Spa qui auront lieu du 17 au 21 juillet. La présence du ministre wallon de l’Économie Jean-Claude Marcourt était même annoncée et s’il fut finalement empêché, elle pouvait a priori surprendre. Mais on a rapidement compris pourquoi ce dernier était associé à cette présentation en grande pompe d’un des festivals belges majeurs de l’été. Ses co-organisateurs Charles Gardier, par ailleurs échevin à Spa, et Jean Steffens, gérant de la société événementielle Impact Diffusion, ont d’ailleurs tenu à recadrer "leur" festival, l’un des rares en Belgique qui tourne chaque année autour des 200 000 spectateurs. Et de faire référence à d’autres chiffres " palpables " : plus de 200 concerts au total dont 130 payants, quelque 1 000 artistes et environ 1 250 journalistes, " soit plus que lors du Grand Prix de F1 de Spa ", sourient les co-directeurs des Francofolies. Lesquelles fêtent donc cette année leurs 20 ans, et c’est pourquoi… 20 événements spéciaux ont été mis sur pied. Parmi ces derniers, on peut notamment évoquer l’édition d’un livre anniversaire, celui d’un coffret 4 CD, une collection de montres Ice Watch ou encore un film en 5 épisodes.

Si d’autres nouveautés ont été annoncées comme un nouvel habillage de la scène Pierre Rapsat ou un réaménagement du Village Francofou, le point fort était constitué par l’étude qui a été réalisée par le Segefa, service de l’Université de Liège, sur les impacts du festival. Ainsi que l’a expliqué Guénaël Devillet, le directeur du Segefa, c’est l’édition 2012 des Francofolies qui a servi de base à cette étude à laquelle ont participé 1 646 personnes. Des festivaliers, classés en différentes catégories, qui auront dépensé en moyenne 39 euros par jour. Ce qui, si l’on globalise les données, fait un total de 8,8 millions d’euros dépensés lors des Francos 2012. Ce sont les consommations de nourriture et de boissons qui arrivent en tête des dépenses, le logement et les achats divers venant après. Et pour cause puisque trois quarts des festivaliers payants sont issus de la province de Liège et singulièrement de l’arrondissement de Verviers. Au rayon des impacts primaires du festival (les impacts secondaires étant plus difficiles à chiffrer), figure encore le budget nécessaire pour l’organisation (personnel, cachet), estimé à 4,5 millions d’euros. Enfin, l’étude révèle que les 900 000 euros de subsides publics ont un effet multiplicateur potentiel de 15. A noter que les retombées économiques se situent principalement au niveau de la Ville de Spa.