De passage ce vendredi aux Francofolies de Spa, la ministre régionale de l'action sociale, de la santé et de l'égalité des chances, Eliane Tillieux, a constaté les dispositions qui ont été prises et les aménagements qui ont été réalisés sur le site du festival pour améliorer l'accueil des personnes handicapées. Ce qui a été financé grâce à une subvention régionale de 30.000 €. La ministre a ainsi estimé que le festival spadois est un bon exemple au niveau de l'inclusion des personnes handicapées ! Un exemple à suivre, a-t-elle insisté, afin que ces personnes présentant un handicap puissent avoir accès à la culture et au divertissement.

« Le handicap doit être pris en compte dans toutes les politiques. C'est pourquoi j'ai obtenu du Gouvernement wallon qu'il y ait, dans chaque contrat de gestion, un chapitre concernant les personnes handicapées. C'est important en matière d'emploi, de logement... », a souligné la ministre.

Les dispositions prises en faveur des personnes handicapées se manifestent par la mise en place d'une signalétique destinée à les orienter, l'installation de structures surélevées ou d'espaces réservés, la mise à disposition de toilettes adaptées...

« Il y a trois parkings PMR qui représentent environ 50 places et qui nécessitent 12 bénévoles pour assurer leur accessibilité, plus de 300 mètres de cheminement en caoutchouc pour faciliter l'avancée des personnes handicapées, quatre scènes équipées de podiums et deux scènes ; Pierre Rapsat et Proximus ; dotées de boucles à induction. Cela permet aux personnes malentendantes appareillées, lorsqu'elles le mettent en position T, de n'entendre que les sons qui viennent de la scène et plus de bruits parasites », précise Joël Nicolaï, conseiller en accessibilité au sein de l'ASBL namoroise Plein pied.

Soulignons, également, que les organisateurs ont programmé quatre spectacles en langue des signes, comme celui de Cali ce vendredi soir, dans le village Francofou. « Il faut 5 h pour signer une chanson. Alors, pour tout un concert, cela représente des heures de travail ! », souligne Joël Nicolaï.