Musique / Festivals

Le rendez-vous avec Lost Frequencies était fixé à deux pas à peine des pistes de l’aéroport de Zaventem, trois jours avant la sortie de son premier album. Le jeune homme était à la fois un peu anxieux parce qu’il devait se produire sur place le soir même pour présenter ses nouvelles chansons, et très excité parce qu’il découvrait pour la première fois les exemplaires fraîchement pressés de son disque "Less is more".

Comment avez-vous vécu ces deux années ?

Ça a filé très vite. Au début, je ne comprenais pas bien ce qui se passait, je ne me rendais pas compte du succès que j’avais. Quand "Are You Ready" a explosé, j’avais peur d’être un " one hit wonder" , l’homme d’un seul succès. Ils sont nombreux depuis quelques années à faire la même musique que moi, à avoir eu un tube puis à avoir disparu. C’est pour ça que j’ai poursuivi mes études quand le premier succès est arrivé. Cette crainte s’en est allée avec le deuxième single, "Reality". Le fait d’avoir un deuxième succès et que ce soit à nouveau avec une composition originale et pas une reprise, rendait mon projet plus sérieux. Aujourd’hui, ça fait bizarre de voir ce premier album. J’imagine les gens mettre le CD dans leur autoradio et écouter les chansons. Ma musique est assez accessible. Elle convient à tous les âges et elle est à la fois dansante et relaxante. On peut l’écouter n’importe où et n’importe quand.

Vous avez foulé les plus grandes scènes du monde : Werchter, Tomorrowland en Belgique et au Brésil, Coachella aux Etats-Unis, Lolapalooza à Berlin. Et Ibiza ! Vous vivez un rêve éveillé ?

C’est très impressionnant d’être sur ces scènes et de voir ces foules qui connaissent ma musique. Mais c’était aussi gênant parce que je jouais un set d’une heure qui ne comprenait qu’une chanson à moi toutes les dix minutes. C’est pourquoi je suis très content de sortir ce premier album. Il ne contient qu’une seule reprise. Je vais donc pouvoir jouer mes propres chansons en concert. Ce sera vraiment la signature Lost Frequencies.

Qu’est-ce que ça fait de prendre l’avion pour monter sur scène au bout du monde ?

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