L'édition 2020 du Paradise City Festival, qui propose une musique underground et électro, s'est refermée jeudi soir dans le parc du château de Ribaucourt, à Perk (Steenokkerzeel, Brabant flamand), avec une fréquentation de 800 festivaliers sur site et de plus d'un million d'internautes en ligne en deux soirées consécutives. 

Les organisateurs avaient initialement prévu que 25 chanceux tirés au sort et 7 de leurs amis puissent passer la soirée sur 25 radeaux de onze mètres carrés pour un total de 400 personnes, soit 200 par date. Ils ont comptabilisé quelque 16.000 inscriptions en ligne pour tenter de décrocher ces places gratuites.

A la suite de l'autorisation du fédéral d'organiser des événements de 400 personnes en extérieur, des sponsors ont ajouté dix radeaux de huit personnes et ont organisé des concours pour distribuer les places.

Les organisateurs ont encore ajouté huit terrasses de quinze personnes sur la terre ferme. Ces places ont, elles, été vendues à des sociétés afin que les terrasses puissent former des "bulles" entre collègues de travail.

"On a touché environ 600.000 personnes mercredi en additionnant les trois livestreams sur Facebook, YouTube et sur le site internet du festival", avance Gilles De Decker, cofondateur du festival. "On n'a pas encore les chiffres exacts de ce (jeudi) soir, mais on devrait a priori dépasser le million de vues pour les deux soirs. Pour le Paradise City Festival, c'est beaucoup. Même si chaque fois qu'une personne regarde trois secondes la vidéo, elle est enregistrée. En comparaison, un livestream pour Tomorrowland génère des dizaines de millions de vues." Lors d'un coup de sonde mercredi soir sur Facebook, quelque 2.000 personnes visionnaient l'événement en même temps.

"Tout s'est bien passé, même si on pouvait se demander ce qui allait bien pouvoir se passer avec ces petites embarcations", commente Gilles De Decker. "Les gens devaient ramer jusqu'à la scène. C'était un peu chaotique, mais drôle aussi. Au final, les gens se sont amusés. Les gens avaient vraiment envie de faire la fête. On a pu le ressentir".

Grâce au bar, aux sponsors, aux quelques tickets vendus et à certains services offerts par des fournisseurs, les organisateurs ont pu rentrer dans leurs frais. "On voulait donner quelques perspectives à notre secteur, qui a dû fermer en premier et qui rouvre en dernier, mais aussi ramener un peu de joie de vivre dans la société car c'est notre job", conclut Gilles De Decker.