La grande fête rock des petits scouts limbourgeois ouvre sa 28ème édition ce jeudi. Et nombre s'en réjouissent. Même si d'aucuns barbus regrettent de voir ses programmateurs dénigrer quelque peu les guitares et diluer leurs talents de défricheurs dans un line-up par trop tous azimuts. Mais le Pukkelpop poursuit ses investigations vers tous les autres champs possibles. Toujours à la pointe au rayon nouveautés et tendances. Quelque part entre les envies de grandeur et de paillettes de Rock Werchter et les exigences underground ou pointues de Dour. Devenu l'un des plus grands festivals alternatifs à ciel ouvert du Vieux Continent au fil des éditions, il verra une fois de plus défiler trois jours durant plus de deux cent concerts sur ses huit podiums. Le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé, provoquant par son engouement le sold out de l'événement dès la mi-juillet. Un record...

Pourtant, à 171€ le triple sésame et près de 90€ la journée, le Pukkelpop n'est pas à la portée de toutes les bourses. Il faut dire que l'équipe instigatrice a du crédit, payant toujours comptant le fiasco de l'édition meurtrière de 2011, où cinq festivaliers avaient perdu la vie lors de violentes intempéries. Un drame qui, au-delà de l'émotion, aurait déjà coûté 5,5 millions d'€ à l'asbl organisatrice The Factory, selon les chiffres de sa comptabilité publiés la semaine dernière.

Mais s'ils doivent absolument renflouer les caisses, Chokri (Mahassine) et ses amis semblent encore se sentir redevables de leur public. Voilà, pour preuve, qu'ils s'engagent à rembourser les détenteurs d'un ticket  OneDay  pour le vendredi, suite au forfait de Neil Young. La tête d'affiche canadienne a en effet été contrainte d'abdiquer en raison du grave accident d'un membre de son Crazy Horse. Un beau geste de la maison Pukkel – qui cherche encore un remplaçant digne de ce nom – auquel elle n'était pas tenue. Cependant, après la série de désillusions, l'ouverture était sans doute de bon ton.

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