Pukkelpop

Vendredi 19 août, 17h35. Alors que cette troisième journée de notes dans les faubourgs d'Hasselt commençait par une surprise et la venue in extremis du charmeur timide Jamie Woon en remplaçant de Mura Masa, le tandem Sleaford Mods entre en scène sous le Club et marche sur le Pukkelpop. 

L'impressionnant Jason Williamson, l'animal de Nottingham, et son acolyte Andrew Fearn qui, comme à son habitude secouera l’occiput en cadence une petite heure durant, une main dans la poche et l'autre agrippée à sa bouteille de bière. Pour un rap écorché et frontal, qui fait moins dans le dab que dans le coup de boule ou dans l'uppercut, nappé de spoken word, de punk et de garage anglais. 

Au centre de la scène, Williamson est inarrêtable, scande à pleine gorge en dressant ses abdos adipeux, chante aussi beaucoup plus que dans nos souvenirs, et plutôt bien d'ailleurs. Déchaîné, l'homme se frappe la tête compulsivement, tourne autour du micro tel un gorille en cage et offre gracieusement tournée de postillons et de testostérone, dont se retrouvent aspergés les trois premiers rangs au bas mot. Un show maousse costaud.