En 2015, le jour où l'Etat islamique a pris Mossoul, Ameen Mokdad s'est assis sur son toit et a commencé à jouer du violoncelle.

Un geste qu'il a répété de nombreuses nuits pour défier les islamistes pour qui le fait de jouer de la musique est passible de peine de mort. Pour partager ses idées, il a décidé de les partager sur Facebook depuis Mossoul.

"J'ai essayé de combattre leurs soldats avec mon violon. J'étais plus un combattant qu'un musicien ou un artiste. La musique a toujours été ma liberté. Je me sentais observé tout le temps par l'EI. Un mauvais pas pouvait me coûter la vie. Finalement, ils m'ont attrapé et ont pris tous mes instruments. Ca a pris un an et demi avant qu'ils ne m'attrapent. Ils m'ont dit qu'ils me punieraient et qu'ils m'enseigneraient ma religion", témoigne-t-il au Telegraph.

Ameen a finalement décidé de fuir chez ses cousins à l'est de la ville désormais libérée. N'ayant plus d'instruments, il en a fabriqué un avec des vieilles cordes de guitare. 

Aujourd'hui, il a quitté la ville et entend bien ne plus jamais s'arrêter de jouer.