L'artiste belge d'origine belgo-rwandaise Stromae était invité sur le plateau du JT de RTL ce lundi soir. L'occasion pour lui d'évoquer son second album, "Racine carrée", qui est sorti ce lundi.

Un grand stressé

L'auteur ne se prend pas la tête et reste les pieds sur terre, malgré l'engouement évident que suscite la sortie de ce nouvel opus. Stromae apparaît même toujours aussi craintif.  "Ça me fait peur d'être un jour détesté. Certains artistes que j'admire commencent un certain moment à me faire vomir. Et c'est cela ma peur. Ça s'appelle être névrosé, ce que je suis en fait. Toujours la crainte de l'après. La peur de décevoir c'est un peu mon métier."     

Pourquoi "Racine carrée" ?

La question que l'on peut se poser est de savoir pourquoi l'auteur a choisi ce titre pour son nouvel album. "Je ne saurais vous l'expliquer moi-même. Mais je vais quand même essayer", plaisante Stromae, dont l’ambiguïté n'est plus à présenter. "Un peu comme Maurits Cornelis Escher, je fais de la musique mathématique, géométrique. Il y a un retour aux racines, ça c'est peut-être la compréhension première. Puis au-delà de ça, je crois que je suis hyper manichéen. Je suis pragmatique, j'ai besoin de tout classifier, enfin je ne sais pas... C'est en tout cas un album hyper pragmatique." 

Pas le nouveau Jacques Brel

On compare souvent le chanteur belge à Jacques Brel. Une comparaison facile qui n'est pas du genre à déplaire à l'artiste. "Ça ne me dérange absolument pas qu'on me compare à lui. C'est plutôt lui que ça devrait énerver... Par rapport à son oeuvre. Moi je n'en suis encore qu'à deux albums!", assure un Stromae toujours aussi humble.