Musique / Festivals

Il y a quelques jours, Stromae annonçait, officiellement (enfin !) via son compte Twitter, la date de sortie de son deuxième, et très attendu album. Le 19 août, les bacs de tous les disquaires se rempliront donc de √ (soit racine carrée). “Ça y est, c’est fait. Mon 2e album sortira le 19/8 et vous pouvez déjà le précommander”, lançait le petit prodige belge à l’attention de ses fans. 

Une tracklist de 14 nouveaux titres, comprenant le phénomène de ces dernières semaines Formidable et la (très réussie) mise en bouche Papaoutai, écrivent nos confrères de la Dernière Heure. Une chanson dansante certes… mais derrière laquelle se cache la blessure d’enfance de Paul Van Haver (alias Stromae donc). Ainsi vient-il de le confier au quotidien français Le Parisien : “Il (son père, NdlR) est parti tout de suite. C’était un coureur, un dragueur. J’ai appris bien après que j’avais des demi-frères et des demi-sœurs. Il était architecte et faisait des allers-retours entre la Belgique et le Rwanda. J’ai dû le voir vingt fois dans ma vie et il est mort pendant le génocide rwandais. Mais il avait déjà disparu pour moi.” Pas la peine donc de déchiffrer trop longtemps les paroles, criantes de vérité, de Papaoutai (Où est ton papa ?).

Inspiré par le fait qu’il “arrive à l’âge où il faut avoir des enfants et que (son) père n’a jamais été là pour (lui)”, le champion de l’électro sensible n’est cependant volontairement pas tombé dans le “misérabilisme” en mettant en images ses paroles. Le clip de Papaoutai le montre en Ken basané et immobile, tout le quartier dansant autour de lui. Signe d’un certain optimisme pas détectable de prime abord dans l’univers de Stromae ?