Tomorrowland

L’information a surpris tout le monde en janvier dernier : le premier nom confirmé pour l’édition 2015 de Tomorrowland était l’Orchestre national de Belgique (ONB). Un orchestre symphonique dans le temple de la musique électronique, en voilà une curieuse idée et un énorme défi. Pour les musiciens et leur staff d’abord. Ils vont devoir s’adapter à des conditions de jeu inédites : en extérieur, sans loges dédiées, avec des heures de répétition et de balance habituellement inexistantes, etc. Pour les organisateurs du festival ensuite. Ils doivent composer avec un ensemble de 85 artistes et leurs instruments - parfois encombrants - là où les DJ sont le plus souvent seuls. Il faut sonoriser tout ce beau monde, transporter ces personnes et les accueillir. Autant dire que d’un côté comme de l’autre, c’est une aventure à haut risque. Ce dont est bien conscient Fabio Sinacori, le directeur artistique de l’ONB.

Comment est née cette idée inédite ?

Début 2014, le responsable de la communication de l’ONB a pris contact avec Tomorrowland pour leur demander s’ils étaient intéressés par un projet un peu fou : un concert avec un orchestre symphonique. Après quelques semaines de silence, ils nous ont demandé de monter un événement pour le festival, au mois de juillet 2014. J’ai répondu que ce n’était pas possible parce qu’on n’avait pas le temps de le faire en deux mois. Le planning d’un orchestre symphonique se prévoit presque deux ans à l’avance.

En découvrant cette musique électronique, que certains résument à un simple "tchak boum, tchak boum", y avez-vous trouvé une richesse insoupçonnée ?

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La suite de cet entretien est à découvrir dans notre "Sélection Lalibre.be" (à partir de 4,83 euros).