Le DJ suédois a placé la barre très haut visuellement pour son spectacle présenté en première mondiale ce vendredi soir.

Si les festivaliers aiment tant se rendre à Tomorrowland, c’est notamment pour en prendre plein la vue. Contrat plus que rempli avec le set du DJ suédois Eric Prydz. Présenté en première mondiale ce vendredi soir, son show "Holosphere" était très attendu à en croire la foule venue en masse dans la salle Freedom. Depuis 2011, le directeur du label Pryda Recordings met sur pied des spectacles nommés "EPIC", qui ont pour but de mettre en avant des prouesses technologiques pendant ses concerts.

Le show se concentre autour d’une imposante sphère de huit mètres de haut, parée de plus de deux millions de lampes LED, dans laquelle Eric Prydz prend place. Une construction qui pèse tout de même plus de cinq tonnes ! Celle-ci va tour à tour prendre les couleurs de la terre, de la lune, du soleil ou encore se transformer en boule de plasma, en œil ou en atome. Le jeux de lumière est précis et techniquement réussi. Les faisceaux lumineux vont dans tous les sens, on ne sait presque plus où donner de la tête. L’intégration d’hologrammes, comme ces mains qui semblent toucher le public, est subtile et apporte un caractère futuriste à l’assemblée.

La performance est réalisée en live, rien n’est enregistré. Celle-ci aurait demandé plus de deux ans de travail, comme le confie l’équipe du Suédois au site américain The Verge. "Holosphere" n’est pas seulement une attraction visuelle, la musique du DJ apporte beaucoup à l’univers du spectacle. Warrior, Sunburst, Floj ou encore Opus, l’artiste revisite ses classiques. Seulement, on oublie presque qu’il est présent sur la scène tant le show est prenant, mais aussi car on a du mal à l’apercevoir à cause de toutes ces lumières.

"Les énormes canons à confettis et les lance-flammes sont très primitifs ", indique Eric Prydz à The Verge. "J'ai pensé qu'on pouvait faire mieux que ça. On peut faire quelque chose de différent et de plus excitant." Les confettis, flammes, feux d’artifice et bulles de savon utilisés sur la mainstage paraissent soudainement très dépassés. Mais pour le moment, Steve Aoki ou Tiësto, programmés dans la soirée de ce premier jour, ne semblent pas trop s’en inquiéter et continuent de s’en amuser.

Le DJ américain d’origine japonaise, grand habitué de Tomorrowland, a ravi le public de la scène principale à grands coups de dance music, de mashup et de remix. L’hymne révolutionnaire Bella Ciao et le chant juif Hava Nagila ont subi un lifting électronique qui n’était sans doute pas nécessaire. Tout comme Zombie des Cranberries, que l’on a pas cessé d’entendre tout au long de la journée.

Steve Aoki fait le show à Tomorrowland
Steve Aoki fait le show à Tomorrowland © Tomorrowland

Entre les différents artistes, de courts spectacles occupent les festivaliers. Chaque interlude reprend l'un des thèmes des éditions précédentes de l’événement, comme The Story de Planaxis de l’année dernière. Une voix-off raconte une histoire tandis que des acrobates aériens se produisent au milieu du public et sur la scène.

Au tour du duo américain The Chainsmokers de prendre les manettes. Très énergiques, Andrew Taggart et Alex Pall ont su séduire les spectateurs. Ceux-ci ont pu reprendre en chœur leurs tubes Don’t Let Down, Side Effects, Closer, Something Just Like This. Le premier soir du festival se clôture sur un spectacle d’une quinzaine de minutes célébrant son quinzième anniversaire et ensuite dans un gigantesque embouteillage à cause de différents chemins barrés. Ce samedi, place à DJ Snake, Armin Van Buuren, Dimitri Vega & Like Mike, Nina Kravis, Tale of Us et Lost Frequencies.

Les festivaliers présents en nombre pour le concert des Chainsmokers.
Les festivaliers présents en nombre pour le concert des Chainsmokers. © Tomorrowland