Tomorrowland « C’est le meilleur festival du monde ! crie un festivalier allemand. La coupe du monde est peut-être pour nous mais question musique, c’est bien en Belgique qu’il faut être, le pays de la fête! » Sous une chaleur écrasante (le thermomètre affichait 33°C à l’ombre), la dixième édition de Tomorrowland s’est donc ouverte sous les meilleurs auspices ce vendredi, à Boom, en province d’Anvers. Outre les déguisements plus farfelus les uns que les autres (stewards d’avion, combinaisons "morphsuit", cagoules fluos et on en passe), la tenue de rigueur en ce premier jour festif était plutôt bikini (ou topless) pour les filles et maillot, torse nu pour les garçons. Les piscines et jacuzzis des zones VIP ont ainsi été pris d’assaut. Evitant le K.O. - on comptabilise quelques malaises mais aucun cas sévères ont été enregistré- le festival que la planète électro nous envie est donc parti pour souffler ses 10 bougies. 

Bienvenue dans le monde fou du "Pays de demain"

Pour ce faire, 6 jours de fête au programme -répartis sur deux week-ends avec quasiment le même line up-, 360 000 festivaliers -en majorité jeunes mais pas seulement ( voir notre vidéo)-, plus de 400 virtuoses des platines et 16 scènes différentes (dont une centrale aménagée cette année avec de bluffants... antidérapants sous la pelouse de la plaine en forme de gradin). Ce fameux paradis des dj’s auxquels tous les artistes rêvent de participer… sauf un. Visant le marché américain essentiellement, selon nos sources, Calvin Harris (le tube Summer notamment) joue à TomorrowWorld à Atlanta et pas à Tomorrowland. Ou quand il en reste encore un qui résiste à l’envahisseur.

Dans un décor féérique à la Disneyland -un opéra house, une main stage en mécanisme d’horloge, un pont en bois qui surplombe le site ou encore des sculptures florales en forme de feux d’artifices- les clubbeurs venus des quatre coins de la planète transpirent -au sens propre comme au figuré- au rythme des beats électroniques au coeur d’un véritable parc d’attraction. Tous ces drapeaux colorés se mettent en transe lors de la tombée de la nuit avec ces finals hallucinants des dj’s set dans un son et lumière du futur (roue à eau, lances flammes, feux d’artifices, etc.). Bref, entre une demande en mariage (et d’autres qui se rendent à Tomorrowland en voyage de noces!), des bracelets dragues (lesquels s’illuminent en nocturne avec leurs leds incorporés) qui font battre les coeurs des festivaliers du monde entier et une musique qui tapait aussi fort que les rayons du soleil, ce week-end de fête nationale pour la Belgique a des allures de fête internationale pour le festival des superlatifs.