Quelques dossiers en rade

G.Dt

La liste des dossiers délicats est longue. Si tant de contrats-programmes passent aujourd'hui sur la table des ministres, c'est qu'ils étaient en souffrance depuis des mois.

ORW: le cas de l'opéra de Wallonie est le plus difficile. Signalons d'abord que l'ORW n'est pas en déficit contrairement à ce que notre titre laissait entendre («La Libre» de mardi). Jean-Louis Grinda a toujours assuré un strict équilibre de ses comptes. Mais l'ORW risque de tomber dans une crise budgétaire si le gouvernement ne lui accorde pas les augmentations importantes promises par Miller et Ducarme. Hier soir, rien n'indiquait que ces hausses seraient accordées. Olivier Chastel n'aurait pas un franc et ses collègues ne semblent pas disposés à lui offrir cet argent. L'ORW refusera ce contrat-programme en spéculant sur le prochain gouvernement mais rien n'indique que les choses iront mieux. On se trouverait alors devant la nécessité d'un douloureux plan déconomies à l'ORW.

Théâtre National: pas d'argent en plus pour la première saison dans un nouveau théâtre dont on ne connaît pas les coûts.

Charleroi/Danses: pas d'argent pour financer la Raffinerie sauf à supprimer les Biennales de danse ce que Frédéric Flamand refuse.

Commission du film: la commission de sélection réclame un doublement de son budget. Elio di Rupo a promis un million d'euros de plus avant juin. Chastel n'a pas cet argent et attend qu'un autre (Daerden, ministre du Budget) le donne.

KunstenFESTIVALdesarts: des promesses répétées n'ont pas été tenues avec le risque que la Flandre rechigne à payer l'essentiel d'un festival biculturel.

Théâtre de la Place: Jean-Louis Colinet, avant d'être nommé au National demandait un important refinancement du théâtre liégeois, fort délaissé disait-il. Il n'aura rien.

Les bibliothèques: éternels parents pauvres, elles auront encore moins.

Festival de la musique: un des deux secteurs musicaux qui recevront moins dans les années à venir.

© La Libre Belgique 2004