Philippe Mettens partira-t-il à la région ?

L'information avait filtré mais avait suscité l'étonnement : le grand patron de la politique scientifique fédérale (et donc aussi des grands musées), Philippe Mettens (PS) dont le (premier) mandat de six ans s'achève en mars 2009, a présenté sa candidature pour le poste de directeur général du département économie-recherche scientifique à la Région wallonne.

Guy Duplat
Philippe Mettens partira-t-il à la région ?
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L'information avait filtré mais avait suscité l'étonnement : le grand patron de la politique scientifique fédérale (et donc aussi des grands musées), Philippe Mettens (PS) dont le (premier) mandat de six ans s'achève en mars 2009, a présenté sa candidature pour le poste de directeur général du département économie-recherche scientifique à la Région wallonne. Et après une première série d'examens et d'auditions, il est le seul candidat encore en lice. Le train de nominations à la région wallonne aura lieu en juillet prochain et Philippe Mettens devrait en être assure-t-on du côté wallon, s'il confirme sa candidature.

On prête aussi à Philippe Mettens l'idée - bien dans l'air du temps - de rassembler (sous sa houlette) l'administration de la recherche en Communauté française et à la région, à l'instar de ce que fait Philippe Suinen en matière de relations extérieures et à l'image de Rudy Demotte dont il est très proche et qu'il remplace déjà comme bourgmestre de Flobecq.

Philippe Mettens qui connut bien des déboires avec son ex-ministre de tutelle, Marc Werwilghen (Open VLD) mais qui s'entend très bien avec la nouvelle ministre de la politique scientifique Sabine Laruelle (MR), va-t-il quitter son poste et rejoindre l'administration wallonne et Rudy Demotte ? Il s'est pourtant totalement impliqué dans la réforme et la défense de son département fédéral. Le choix wallon doit donc se faire en juillet soit au moment où se décidera par ailleurs la "grande réforme" de l'Etat qui pourrait régionaliser de larges pans de la politique scientifique si les Flamands obtiennent alors gain de cause. Philippe Mettens garde-t-il ainsi deux fers au feu (le fédéral et le régional) selon le résultat de ces négociations ?

L'heur d'apprécier

Dans un premier temps, il a choisi d'esquiver ces questions. "Mais quelle idée, nous dit-il. Ne suis-je pas mieux dans un fédéral consolidé ?". Avant d'être légèrement plus explicite : "Qui sait ce que l'avenir nous réserve. Par ailleurs, mon avis sur cette éventuelle nomination n'a jamais été sollicité. Tout au plus ai-je voulu montrer que j'avais quelques idées pour la recherche en Wallonie et pour tous les francophones. Rien de plus normal de ma part, non ? En plus, ils ont eu l'heur d'apprécier".