Gerard Mortier renonce à la direction du New York City Opera

Le Belge Gerard Mortier, actuel directeur de l'Opéra national de Paris, a annoncé samedi qu'il renonçait à prendre en septembre 2009 les rênes du New York City Opera (NYCO), le budget prévisionnel de la compagnie ayant été amputé en raison de la crise financière.

AFP
Gerard Mortier renonce à la direction du New York City Opera
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Le Belge Gerard Mortier, actuel directeur de l'Opéra national de Paris, a annoncé samedi qu'il renonçait à prendre en septembre 2009 les rênes du New York City Opera (NYCO), le budget prévisionnel de la compagnie ayant été amputé en raison de la crise financière. "La crise financière ayant frappé très fort, les responsables du +board+ (conseil d'administration) m'ont indiqué qu'ils n'avaient que 36 millions de dollars par an à leur disposition", a expliqué M. Mortier dans un entretien à l'AFP. "Je ne vais pas aller à New York avec 36 millions de dollars", a fait valoir l'intendant flamand, qui avait négocié initialement un budget annuel de 60 millions de dollars pour financer une programmation audacieuse, riche en oeuvres du XXe siècle et contemporaines.

La nomination en février 2007 de M. Mortier au NYCO, pour un mandat de six ans, avait fait grand bruit dans le monde lyrique, cette annonce marquant la volonté du "City Opera" de concurrencer son puissant voisin au sein du Lincoln Center, le Metropolitan Opera (le "Met"), dirigé par l'Américain Peter Gelb. Gerard Mortier, qui fêtera ses 65 ans le 25 novembre, a mené l'une des carrières de directeur d'opéra les plus brillantes de ces 25 dernières années.

Ce natif de Gand a été successivement directeur du Théâtre de la Monnaie à Bruxelles (1981-1991), du prestigieux Festival de Salzbourg (1991-2001), de la novatrice RuhrTriennale (2002-2004) en Allemagne avant de présider aux destinées de l'Opéra de Paris à partir de 2004 et jusqu'à l'été prochain.

Il s'est illustré par un intérêt soutenu pour l'opéra du XXe siècle et des partis pris modernistes, parfois jugés provocateurs, notamment dans le choix de certains metteurs en scène comme le Suisse Christoph Marthaler et le Polonais Krzysztof Warlikowski.