"Est-ce qu'on a demandé à City 2 de faire des tests?": le secteur culturel dit subir "un acharnement"

Le directeur du théâtre Les Tanneurs, Alexandre Caputo, dénonce l'"acharnement" dont le secteur culturel est victime.

E.L

Depuis plusieurs semaines, les acteurs de la culture élèvent leurs voix pour demander une reprise rapide de leurs activités. Face au peu d'assouplissements accordés jusqu'ici au secteur et aux espoirs douchés par le dernier Comité de concertation, plus de 80 lieux culturels ont d'ores et déjà annoncé qu'ils rouvriraient leurs portes dès le 30 avril.

Au théâtre Les Tanneurs, à Bruxelles, le public sera accueilli dès le 4 mai. Une évidence, selon le directeur: "Nous sommes prêts. Nous avons entendu les virologues, les gouvernements, nous nous sommes équipés. Nous garantissons aujourd'hui une qualité d'air de 700ppm, c'est-à-dire supérieure à la plupart des lieux. Nous pouvons accueillir du public dans le respect de la sécurité de tous. Nous invitons les politiques à venir contrôler nos installations, la qualité de notre accueil. Nous avons travaillé pendant des mois, après plus d'un an de fermeture, maintenant nous sommes prêts à rouvrir", détaille Alexandre Caputo.

"Nous jouerons pour tous les publics autorisés. Ce que nous demandons au politique, c'est de nous donner l'autorisation d'accueillir tous les publics et non seulement les professionnels comme c'est le cas aujourd'hui", plaide encore le directeur du théâtre.

"Les autres ne sont pas soumis à de telles exigences"

Alexandre Caputo estime également que la réouverture doit se faire au plus vite, sans être conditionnée à des "événements-tests", prévus en mai et en juin: "Nous n'avons pas besoin de tests. Les autres pays n'ont pas attendu la fin avril pour lancer tous ces tests. Nos voisins ne sont-ils pas crédibles? Ne peut-on pas prendre appui sur ces tests-là? Ils attestent tous que nous sommes parmi les lieux les plus sûrs", justifie le directeur du théâtre Les Tanneurs, avant de s'interroger: "Est-ce qu'on a fait des tests chez Media Markt? Est-ce qu'on a fait des tests à City 2?". Et de conclure: "Nous avons l'impression, aujourd'hui, d'un acharnement sur le seul secteur culturel. Les autres ne sont pas soumis à de telles exigences."

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