Le départ de Mettens n’est qu’une étape de la réforme.

Le départ de Philippe Mettens de la direction de la politique scientifique n’est qu’une étape de la réforme annoncée. Que doivent attendre maintenant les ESF, établissements scientifiques fédéraux (musées, Bibliothèque, Observatoire, IRM, Archives, etc.) ? La secrétaire d’Etat, Elke Sleurs (N-VA), continue à préparer ses dossiers et reste très discrète. 

A très court terme, c’est le DG ad interim de la politique scientifique, René Delcourt (MR) qui devra à la place de Mettens procéder à l’évaluation intermédiaire des directeurs dont le mandat se termine en mai 2017 (Camille Pisani aux sciences naturelles, Patrick Lefèvre à la Bibliothèque royale, Michel Draguet au musée des Beaux-Arts, etc.). Si cette évaluation ne se fait pas dans les 10 jours, la reconduction de ces directeurs est automatique jusqu’en 2017. 

Mais, plus important, Elke Sleurs attend encore avant fin avril, le rapport de l’inspecteur des finances (qui dépend du ministre MR du Budget, Hervé Jamar) d’un rapport d’audit approfondi sur la situation financière de chacun des 10 ESF. Ces dix rapports sont la pièce principale de l’audit financier dont parle la déclaration gouvernementale. A cela, s’ajouteront les notes politiques que Sleurs prépare sur chaque ESF. En fonction de ça, on devrait avoir en mai des décisions avalisées par le gouvernement, annonçant les futurs contrats de gestion pour chaque institution et l’affectation qu’Elke Sleurs donnera aux 11 millions d’euros, "cadeau" unique qu’elle a récupéré du secteur spatial pour des besoins d’investissements uniquement. 

On sait que les craintes restent très vives, car les ESF sont étranglées par les économies imposées (ils ne peuvent même pas puiser dans leurs propres réserves budgétaires, ce qui pourrait heureusement changer) et la déclaration gouvernementale est ambiguë sur une implication possible des communautés dans les ESF.