Les premiers résultats concernant les deux événements tests organisés le mois dernier en Wallonie ont été dévoilés. Ils sont encourageants. Rappelons que ces concerts et autres manifestations de masse inclues dans ce programme sont importants. Ils doivent permettre de déterminer sur une base scientifique s’il est possible à l’avenir de proposer au public des événements de ce type et surtout à quelles conditions. Comprenez suivant quels protocoles et donc contraintes.

Le 7 mai dernier, 190 personnes et 109 membres de l’équipe technique, invités, etc. ont assisté à un concert d’Ykons donné dans le théâtre de Spa. Ils ont été testés avant leur entrée dans la salle et 7 jours plus tard, par voie salivaire. Bilan : pas la moindre contamination. Idem pour le groupe de contrôle qui lui n'a pas assisté au spectacle dans la salle. “Aucun cas positif n’a été détecté le jour de l’événement, ni parmi les participants, ni au sein du groupe contrôle. Les tests réalisés 7 jours après l’événement sur les participants des deux groupes, qui se sont représentés en nombre suffisant pour garantir la fiabilité des résultats, se sont également avérés négatifs, tant pour les participants que pour le groupe-contrôle”, indique le communiqué émis par le cabinet de la ministre Linard en charge de la Culture et par la société DNAlytics en charge de l’analyse des données.

Le second événement test a eu lieu à Namur dans le cadre de Namur en mai. Là, ce sont 256 personnes en plus des 144 membres de l’équipe technique et autres invités qui ont assisté à la manifestation. Un cas positif au Covid a été identifié. Il s’agit d’un membre du staff technique. En ce qui concerne les 256 participants, RAS. Ils étaient tous négatifs.

Protocoles stricts = lieux sûrs

Dans le communiqué, Thibault Helleputte, CEO de DNAlitycs, rappelle qu’il s’agit de résultats préliminaires. “Ils devront être confrontés aux résultats de toutes les expériences menées dans le cadre de ce projet, mais il s’agit toutefois de résultats très encourageants. Dans le cas de Spa, ils établissent de manière quantitative que l’organisation d’un concert en intérieur peut être envisagée avec sécurité, selon une jauge de public atteignant 50 % de la capacité de la salle et en appliquant les gestes-barrières qui nous sont devenus familiers. Dans le cas de Namur, les résultats montrent que, moyennant le respect de quelques règles sanitaires fondamentales, essentiellement le port du masque, la désinfection des mains et un peu de discipline dans les mouvements de foule, on constate que la participation à un spectacle n’est pas associée à une hausse mesurable de la contamination au coronavirus.”

“Le premier événement-test à Spa se tenait avec un protocole particulièrement strict, dont des tests rapides qui filtraient les entrées dans la salle. Nous nous attendions donc à ce que ces résultats confirment scientifiquement que les lieux culturels sont sûrs avec des protocoles très stricts, indique pour sa part la ministre Bénédicte Linard. Cette expérience a également montré les contraintes pratiques et organisationnelles de tels tests à l’entrée, ce qui sera certainement utile dans le cadre des événements de plus grande ampleur à venir. Le test réalisé à Namur, qui ne filtrait pas le public par un test à l’entrée, permet de démontrer qu’il est possible de réduire les distances en extérieur tout en garantissant la sécurité du public.”