Le directeur général de la Monnaie, Peter de Caluwe, a publié une carte blanche, ce lundi 20 octobre, intitulée "Le Black-out culturel fédéral. Réduction de 16,28% des subsides accordés aux institutions culturelles fédérales". Ce texte a mis le feu aux poudres et entraîné de nombreuses réactions dans le milieu culturel. Voici cette carte blanche : 


Si d’aucuns pensaient que les réductions des subsides flamands étaient démesurées, attachez vos ceintures, car voici les mesures prises par le gouvernement fédéral fraîchement intronisé. Un vrai massacre.

Les administrations fédérales – parmi lesquelles figurent les institutions culturelles que sont la Monnaie, Bozar et l’Orchestre national –, se voient imposer des économies à hauteur de 4% des frais de personnel et 20% des frais de fonctionnement, avec entrée en vigueur le 1er janvier 2015 et une augmentation de 2% supplémentaires chaque année jusqu’en 2019.

Pour la Monnaie, cela signifie une réduction de 2,93 millions d’euros qui interviendra de facto dans trois mois. Ces économies équivaudront donc à une baisse de 16,50% au cours des cinq prochaines années, pour atteindre un total de 6,5 millions d’euros.

Et ce, dans les modes de calcul les plus optimistes. En tenant compte des subsides déjà supprimés et « gelés » auparavant, on avoisine une économie de 19% sur les cinq prochaines années. En tenant compte des économies réalisées au cours des cinq dernières années, on atteint une baisse de 30% en l’espace de dix ans.

Un scénario inédit qui pourrait aboutir à ce que nous ne puissions plus présenter aucun spectacle. Nous assistons aux prémisses d’un véritable black-out culturel.

La mesure s’applique à tous les services publics fédéraux, mais est-il défendable que les établissements culturels soient logés à la même enseigne ? Les institutions culturelles ne peuvent en aucun cas être mises sur un pied d’égalité que les administrations classiques (soit dit en passant, je remarque que cela n’arrive que lorsqu’il est question d’économies et jamais lorsqu’il s’agit d’avantages). Les réductions de charges patronales, par exemple, s’appliquent-elles également à notre secteur ou cet avantage est-il réservé au « vrai » patronat ?) Nous sommes une institution créative, et pas administrative. En outre, nous sommes un secteur innovant, et pas conservateur.

La Monnaie est un lieu de création, d’« empowerment » et d’impact. Investir dans la Monnaie, c’est offrir des chances de créer et réaliser des productions artistiques et sociales innovantes et concurrentielles sur le plan international. Le citoyen, c’est-à-dire le contribuable, ne paie que pour l’appareil de production ; les subsides, quant à eux (actuellement 34 millions d’euros) couvrent les frais de personnel, de fonctionnement et de mise à disposition du théâtre. Le produit final est financé par les recettes propres provenant de la billetterie, du mécénat, du sponsoring et des coproductions, soit un chiffre d’affaires total de 46 millions d’euros. Dans ce sens, nous défendons un concept moderne et efficace traduisant un équilibre plus qu’équitable entre, d’une part, les investissements consentis par les pouvoirs publics et, d’autre part, le jeu du marché.

Nos recettes propres avoisinent les 35%, ce qui est un résultat plus qu’honorable pour une structure ne proposant que 1150 places. Au Muziektheater d’Amsterdam, qui ne compte pas moins de 1600 places, les recettes propres représentent à peine 25% du montant octroyé par les pouvoirs publics. Par ailleurs, le score que nous atteignons est clairement attesté par le benchmarking international qui est le nôtre depuis quelques années, qui plus est reconnu par des bureaux professionnels de recherche et de consultance tels que Deloitte ou Roland Berger Strategy Consultants, qui nous soutiennent.

Alors que nous continuons à participer à la Champions’ League européenne, cela fait déjà plusieurs années que nous sommes le plus petit joueur de cette ligue – et donc le plus vulnérable –, face à des concurrents bénéficiant de dotations nettement plus royales. Raison de plus, dès lors, pour ne pas nous affaiblir et, au contraire, pour renforcer notre position concurrentielle.

Nous souhaitons pouvoir continuer à remplir sans défaillir notre mission de service public et conserver notre rôle de pourvoyeur internationalement réputé de l’un des produits d’exportation parmi les plus importants du pays : la culture. À la fin de la dernière saison, nous sommes parvenus à transformer le gel quasi catastrophique d’une partie de notre budget en un effort certes toujours lourd, mais qui s’est finalement avéré jouable. Si nous avons réussi cette prouesse, c’est uniquement par notre bonne gouvernance au niveau de l’organisation, du personnel et du budget, tout en conservant un profil artistique fort.

Les dernières années ont été un moment important dans la vie de notre institution : cinq ans pendant lesquels nous avons demandé des efforts importants à nos collaborateurs pour garder les rémunérations sous contrôle, en imposant une nouvelle réduction des effectifs (sans bain de sang social, précisons-le) et en leur faisant accepter un gel quasi total des salaires, en plus d’une série de mesures qui ont renforcé l’efficacité et la flexibilité internes.

C’est une responsabilité que nous assumons depuis fin 2009, lorsque nous avons dû faire face à la première grande vague d’élagage. Nous avions alors choisi de ne pas opter pour la solution radicale des licenciements collectifs massifs, mais pour une approche progressive, le but étant de sortir renforcés de la crise et surtout de conserver la qualité artistique de nos productions. Nous voulions prendre cet engagement de concert avec les pouvoirs publics, pour offrir à notre institution davantage de stabilité et des perspectives d’avenir mieux définies.

Soyons clairs : de notre côté, nous avons tout fait pour réussir dans cette entreprise et apporter notre pierre à l’édifice. Chaque année de la période de crise allant de 2009 à 2014 s’est clôturée en équilibre budgétaire. Nous avons totalement respecté les accords de notre protocole et sommes restés dans les limites de notre portefeuille. Ce n’est absolument pas le cas des pouvoirs publics : chaque année, ils nous ont imposé de nouvelles réductions structurelles non prévues, ce qui revient aujourd’hui à une diminution de près de 20% des investissements de l’État.

Dans l’intervalle, nous avons réussi à maintenir la paix sociale et la motivation de nos collaborateurs, et notre public nous est resté fidèle avec un taux d’occupation constant de 98% pour nos projets d’opéra – des chiffres dont les autres opéras d’Europe ne peuvent que rêver ! Cela nous a permis d’accroître considérablement nos recettes propres. Cette bonne gouvernance au niveau de la production, de l’organisation et du personnel se traduit en outre par un événement à marquer d’une pierre blanche : à la fin de cette année, nous aurons apuré la dette historique de la Monnaie, tout en réalisant des économies au cours de la période la plus difficile que nous ayons connue à ce jour.

Les nombreuses récompenses et reconnaissances internationales qu’ont remportées notre établissement (parmi lesquelles le titre européen d’« Opéra de l’Année », sorte d’Oscar du secteur) et nos projets artistiques nous valent aujourd'hui le qualificatif d’« incontournable » lorsque l’on parle d’opéra à l’étranger. Du coup, cela fait de nous un initiateur très attractif pour les coproducteurs, ce qui nous permet de sceller toujours plus de partenariats internationaux.

Nous sommes par ailleurs un partenaire séduisant pour les investisseurs privés qui contribuent comme entreprises ou comme particuliers au fundraising en faveur de notre maison. C’est notamment grâce à leur soutien que nous pouvons désormais réaliser nos propres enregistrements audio et vidéo de qualité, accessibles gratuitement en streaming pour tous ceux qui le souhaitent. Le contribuable peut donc voir les productions de la Monnaie, et à l’étranger, ce canal nous permet d’atteindre un beau panel de spectateurs. Nos productions, qui créent la tendance, ont entre-temps également été publiées sur CD et DVD blu-ray. Pas plus tard que ce mois-ci ont paru Lulu, Il Trovatore et Rusalka, que la presse a unanimement couverts d’éloges.

Ce faisant, nous mettons du contenu à la disposition des vecteurs de diffusion publics qui, tout comme nous, accusent le coup du rabotage des subsides. En collaboration intensifiée avec eux, nous tentons de conserver une place pour la culture dans la toile publique. Nous pouvons donc continuer à affirmer que la Monnaie, plus que jamais, remplit sa mission de créateur et diffuseur de culture.

Par nos programmes innovants d’empowerment et par notre stratégie d’éducation, nous impliquons également les communautés locales dans notre fonctionnement et leur donnons davantage de force motrice pour appréhender la réalité de manière plus critique et ludique, et les aider à prendre une position qui leur est propre dans une série de débats de société.

Mais que va-t-il se passer si nous devons désormais remettre en question jusqu’à cette capacité de production créative ? N’existons-nous pas uniquement dans le but de créer des projets à mettre sur le marché ? Quelle est l’utilité de notre institution si nous devons revoir nos ambitions et notre niveau à la baisse ? Néant ! Bien évidemment, au-delà de l’aspect artistique, nous avons aussi un impact social et économique... lui aussi réduit à néant si nous ne pouvons plus rien produire. C’est avec nos produits que nous générons des recettes et mettons sur pied des projets satellites.

Disons les choses clairement : nous sommes demandeurs d’une politique constructive à long terme.

D’ailleurs, dans notre domaine d’activité, il ne pourrait en être autrement. Dans un marché international où la concurrence est forte, il est indispensable que nous puissions prévoir quatre saisons à l’avance. Et ce n’est possible qu’avec une bonne dose de volonté, d’optimisme mais aussi de réalisme. Nous sommes conscients qu’en plus des investissements, cela exige des sacrifices ; nous avons suffisamment prouvé que nous sommes prêts à les faire.

Nous voulons donc continuer à réfléchir à des structures allégées qui, à terme, peuvent se traduire par des économies substantielles. Mais cela ne peut se faire que progressivement. Les économies brutales qui nous sont imposées à partir de janvier 2015 auront pour seul effet de réduire l’investissement dans les productions... et donc de réduire nos recettes propres. Un cercle vicieux, qui pourrait toutefois devenir vertueux si nous pouvions conclure de bons accords en termes de perspectives d’avenir. Mais c’est peine perdue si on persiste à nous couper les ailes. Si nous devons mettre en œuvre les mesures qui nous sont unilatéralement imposées, il ne subsiste qu’un scénario de démolition.

Parce que la demande concrète du nouveau gouvernement fédéral, c’est plus de synergie et d’efficacité. Bien sûr, nous voulons nous aussi travailler de manière (plus) efficace, et nous savons mieux que quiconque comment y parvenir. Inutile de nous faire la leçon ! En tant que secteur créatif, nous avons démontré plus qu’à notre tour que nous cherchions des solutions avant même que les problèmes surviennent. Et bien sûr, nous souhaitons créer des synergies avec d’autres institutions, surtout lorsqu’il s’agit de toucher un large public. Comme si ce n’était pas déjà ce que nous faisons. Si nous ne nous étions pas adaptés, comment pourrions-nous depuis tant d’années faire salle comble à chaque spectacle ? Ensemble, nos trois institutions culturelles fédérales comptabilisent un million et demi de visiteurs par an, alors que la participation des pouvoirs publics n’atteint même pas 60 millions d’euros.

Avec nos collègues, nous planchons actuellement sur l’administration et l’informatique, et même – très concrètement – sur l’élaboration d’une billetterie commune. Jusqu’à la fusion proposée des orchestres fédéraux, qui n’est même plus un tabou pour nous. Avec un horizon clairement défini, nous pouvons même y voir un potentiel d’évolution positive. Mais par pitié, évitons d’être guidés par la seule urgence de faire des économies. Dans le cas d’une fusion, celles-ci ne sont perceptibles qu’à moyen ou long terme. Le seul objectif doit être la formation d’un orchestre symphonique flexible, pouvant remplir simultanément plusieurs fonctions, qui dispose par ailleurs de fondements artistiques réfléchis, qui soit équitable sur le plan humain et n’exige pas de tabula rasa. Et qui dispose évidemment des moyens de jouer un rôle significatif, tant en Belgique qu’à l’étranger.

S’agissant d’efficacité, cela fait plusieurs années que nous pointons du doigt l’obsolescence de notre beau théâtre – ce trésor architectural national qui a notamment été la scène d’importants événements historiques. Qu’il est triste de constater l’état de délabrement de cette vieille diva ! Murs écaillés, installations techniques vieillottes, confort et accessibilités ne répondant plus aux besoins du public d’aujourd’hui...

Un magnifique master plan, intégrant tous les besoins du bâtiment en termes d’installations pour le public, d’ouverture vers la ville, de confort dans la salle ainsi qu’une scène rénovée avec entrée adaptée pour les décors, a été mis au panier en 2010, concomitamment à la chute du gouvernement. Une mini-version de ce projet de rénovation a entre-temps été approuvée ; si rien ne vient lui barrer la route, elle devrait se concrétiser d’ici juin 2015. Nous croisons les doigts, parce que de nouveaux retards sont déjà annoncés en raison de lenteurs administratives et autres désagréments.

Le gain en termes d’efficacité devrait toutefois être garanti : un ascenseur permettant d’acheminer le décor directement sur la scène nous ferait gagner beaucoup de temps – et donc d’argent – sur chaque production. Avec un tunnel reliant les ateliers à la scène, l’équipe technique gagnerait 3 jours supplémentaires par production. Imaginez combien cela rapporterait ! Si l’objectif est de renforcer les économies et d’optimiser notre travail, le coût de ces travaux est négligeable par rapport au préjudice que nous subissons par l’action conjointe du retard de chantier et de la réduction des subsides.

En l’espace de dix ans, les effectifs de la Monnaie sont passés de 493 à 420 ETP, soit une baisse de 15%. Qui d’autre en fait autant pour continuer à fournir la qualité et le rendement qui nous caractérisent ? N’atteint-on pas le summum du cynisme quand on nous impose une réduction de subsides de 3 millions d’euros alors que, cette saison, nous allons jouer extra-muros, nous n’avons pas de théâtre et d’ateliers et devons donc louer et aménager tous nos espaces, sans même avoir la garantie que les travaux du théâtre seront terminés à temps ? Reste-t-il quelqu’un capable de réfléchir un tant soit peu ?

Les restrictions actuelles nous contraignent à revoir fondamentalement notre fonctionnement. C’est toute la prochaine saison qui est remise en cause. Nous risquons de devoir procéder au règlement de contrats déjà conclus et payer des gens à ne rien faire... un véritable gaspillage de fonds publics. Et c’est vraiment la dernière chose que nous souhaitons. De plus, l’« opéra intégral », que nous continuons à considérer comme idéal, même dans sa forme fortement allégée, est mis en péril. Nous sommes obligés de procéder à un re-engineering complet de notre appareil. Est également remis en question le maintien dans la maison d’un orchestre, de chœurs et de métiers artisanaux qui, depuis des siècles, constituent le socle de tout opéra qui se respecte. Et ce tout simplement parce que nous sommes assimilés à une « administration » et qu’à ce titre, nous devons, comme les autres, économiser 12% sur le personnel et 28% sur les frais de fonctionnement en l’espace de cinq ans. Entre la croissance attendue en 2009 et la réalité à l’horizon 2019, le compteur à la fin de l’actuelle législature afficheraenvirons 30% en moins.

Cela exige d’autres mesures que simplement celles de « ne pas remplacer le personnel » ou « supprimer les nouvelles productions ». De toute façon, cette situation amorce une spirale négative qui tire vers le fond. En effet, sans nouvelles productions, nous perdons nos rentrées, parce que le public se déplace peu pour des reprises ; sans nouvelles productions, nous mettons en péril notre appareil de production, c’est-à-dire nos métiers et nos ateliers. En ne pouvant plus investir dans des coproductions, nous perdons également notre position concurrentielle sur la scène internationale et nous ne pourrons plus continuer à diffuser notre image et notre réputation de « lighthouse of ideas ». Pour certains, ces réductions de subsides marquent indubitablement la réalisation annoncée d’une prophétie qui les arrange bien. J’irai même plus loin : dans quelle mesure s’agit-il d’une mesure d’économie et pas d’une guerre d’usure idéologique ?

Quel P.-D.G. ne poserait pas de questions à ce sujet ? Quel dirigeant d’entreprise qui se respecte se résignerait en se disant que de toute façon, tout le monde doit faire des économies ? D’ailleurs, comment le secteur économique se positionne-t-il en la matière, lui qui critique d’une part les restrictions imposées par le gouvernement et d’autre part un secteur culturel « profiteur » ? Les directeurs des grandes entreprises internationales présentes dans notre pays seront-il prêts à co-investir dans nos maisons culturelles pour qu’elles deviennent totalement autonomes ? Permettez-moi d’en douter, mais je serais très heureux d’être agréablement surpris.

Nous ne ferions pas preuve de bonne gouvernance si nous ne nous opposions pas à cette attaque qui (j’ose l’espérer) est le fruit d’une totale méconnaissance de nos besoins et de notre raison d’être. Nous n’avons pas l’habitude de nous plaindre – j'en veux pour preuve les nombreuses mesures que nous avons prises au fil des ans. C’est à présent aux décideurs politiques qu’il incombe de se rendre compte de l’erreur qu’ils commettent. Espérons qu’il soit encore temps de redresser la barre. Dans le cas contraire, nous ne serions pas loin de la fin de notre institution, du moins dans sa forme actuelle. Je ne pars pas du principe que c’est l’objectif recherché puisque, ailleurs dans l’accord gouvernemental, on peut lire que le gouvernement fédéral veut continuer à soutenir les institutions culturelles.

La question fondamentale est la suivante – et je cite ici un texte que j’ai publié il y a deux ans (texte intégral* ci-après) : « Je vous pose la question, politiciens, journalistes et collègues : est-ce que notre pays veut encore une maison d’opéra fédérale ? Plus largement, est-ce que nous voulons donner un avenir à des institutions fédérales bruxelloises qui ont un impact direct pour l’image de notre État fédéral et nos communautés, et pour notre renommée au niveau européen ? Je pose sérieusement cette question : si on ne souhaite pas une telle excellence, il n’y a aucun intérêt à penser plus loin à notre avenir, qui existe déjà de facto à travers nos engagements pris pour les quatre années à venir. Si on désire que la Monnaie continue à fonctionner au même niveau de concurrence internationale, nous devons pour le moins conserver nos moyens actuels et nous ne pouvons tolérer aucune économie supplémentaire ou perspective imprécise. Ce n’est que sur cette base que nous pourrons poursuivre notre travail de manière responsable et réaliste, et continuer à réaliser nos ambitions. »

J’aimerais vivement recommander à tous ceux qui ne nous connaissent pas encore de lire le nouvel ouvrage intitulé L’Histoire de la Monnaie, un nouveau guide pour le Théâtre Royal de la Monnaie, version améliorée de La Monnaie pour les Nuls (pour autant qu’elle existe).

Cela permettrait au moins de prendre des décisions à notre sujet en connaissance de cause.

Peter de Caluwe, Directeur général/Intendant de la Monnaie, 20 octobre 2014