Tout seul, toujours tout seul...

Aux Riches-Claires, le Théâtre Loyal du Trac présente Est-ce qu'on ne pourrait pas s'aimer un peu?

S.C.

Bruxelles, Centre culturel

des Riches-Claires, Du 20 décembre

au 6 janvier. Tél. 02.548.25.80.

Quand la solitude ronge le quotidien, on s'essaie à tendre vers son contraire. Sandrine Hooge, Serge Bodart et Eric De Staercke s'interrogent alors - Est-ce qu'on ne pourrait pas s'aimer un peu? - avant de se jeter dans une course-poursuite effrénée ponctuée de rencontres et de rendez-vous manqués.

Ces petits faits de tous les jours sont reflétés dans le miroir grossissant de la troupe qui rend la réflexion poussée à l'extrême. Un voyage burlesque entre comédie et poésie dramatique les mène en quête éternelle de l'inaccessible amour.

TRAVERS ET DÉRAPAGES

L'absurde, le burlesque et le non-sens nous permettent d'accentuer les travers du caractère de l'homme. Dans nos spectacles, les gens ne sont pas fous, c'est leur réalité qui dérape, leurs habitudes qui grossissent, leurs gestes détournés, leurs univers bousculés. Tous ces petits dérapages nous permettent de mettre en valeur leurs comportements avec leurs qualités et leurs défauts. Ainsi se définit le Théâtre Loyal du Trac né il y a quinze ans.

Jaco Van Dormael est le conseiller conjugal de la création des trois complices. Est-ce qu'on ne pourrait pas réunit les démarches musicale de Serge Bodart, du mouvement avec Sandrine Hooge et théâtrale de Eric De Staercke. L'aide avisée du réalisateur de Huitième jour y injecte en partie le jeu de clown, en trame d'expression majeure.

© La Libre Belgique 2000