Visages de l’étrange

Les deux semaines festivalières s’achèveront samedi. D’ici là, encore quelques découvertes belles et bizarres. Le collectif malinois Abattoir Fermé réactive le cauchemar domestique - sa spécialité - dans "Mythobarbital" et son théâtre de la catastrophe, de l’ironie, de l’hallucination.

Visages de l’étrange
©D.R.

Les deux semaines festivalières s’achèveront samedi. D’ici là, encore quelques découvertes belles et bizarres. Le collectif malinois Abattoir Fermé réactive le cauchemar domestique - sa spécialité - dans "Mythobarbital" et son théâtre de la catastrophe, de l’ironie, de l’hallucination (chapelle, 2/9).

Plus que l’hallucination, c’est d’illusion et de suggestion qu’il est question avec "La timidezza delle ossa", où la jeune compagnie italienne Pathosformel imprime sur une grande toile laiteuse des reliefs évoquant des fragments osseux, mais aussi des présences animales : une géographie mouvante et organique qui, bientôt, s’évanouit dans l’informe (Mezzo, 4-5/9).

Le "Rankefod" de Kitt Johnson semble presque une réponse à cette proposition - il est d’ailleurs possible de les enchaîner. La fascinante chorégraphe danoise présente, sous ce nom de crustacé, un être hors du temps, dont le corps se décompose et se reconfigure sans cesse (chapelle, 4-5/9, notre photo).

A noter toujours la présence de Johan Muyle avec deux installations : "Sioux in Paradise" et "Speak to me of love", à voir pendant toute la durée du festival.


Bruxelles, Brigittines, jusqu’au 5 septembre. Tél. 02.213.86.10.