L’attente

Chez l’auteur norvégien, la jeune metteur en scène voit "une écriture qui transforme le quotidien palpable lié aux objets, à la maison, en quelque chose de diffus". Angoisse, inquiétude, vertige peut-être. "Ce sont des situations quotidiennes, ordinaires, poursuit-elle, des sentiments connus qui, en étant formalisés par l’écriture minimale et répétitive de Jon Fosse, nous donnent à ressentir, à percevoir un état de vertige plutôt que de nous lier seulement à une action ou à un déroulement narratif."

M.Ba.

Chez l’auteur norvégien, la jeune metteur en scène voit "une écriture qui transforme le quotidien palpable lié aux objets, à la maison, en quelque chose de diffus". Angoisse, inquiétude, vertige peut-être. "Ce sont des situations quotidiennes, ordinaires, poursuit-elle, des sentiments connus qui, en étant formalisés par l’écriture minimale et répétitive de Jon Fosse, nous donnent à ressentir, à percevoir un état de vertige plutôt que de nous lier seulement à une action ou à un déroulement narratif."

Dans "Quelqu’un va venir", un homme et une femme, dans une maison, attendent. Pressentent le désastre - une arrivée. "Leur isolement semble osciller sans arrêt entre un choix et une soumission, comme la musique d’un doute permanent que l’on entendrait derrière les mots. Face à un monde incertain, ils semblent avoir cru que la fuite était possible. [ ] Mais au bout du monde ils sont encore dans le monde et pas tout à fait morts. Il reste un peu de vie qui rôde autour de la maison et va bientôt frapper à la porte [ ]."

Mathilde Lefevre, Gaëtan Lejeune et Jean-François Wolff sont les interprètes de cette création qui voit le jour à la Balsa. Porteurs de cette écriture qui est, pour Léa Drouet, "à murmurer sans insister, comme dans un seul souffle. Une écriture à ressasser mais à soutenir." Qu’habillent la scénographie et les éclairages de Matthieu Ferry.

Bruxelles, Balsamine, du 8 au 17 décembre. Infos&rés. : 02.735.64.68, www.balsamine.be

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