Notre sélection

Danse, théâtre

Danse, théâtre

Hypothèses sur la disparition du temps

La thématique du Festival des Brigittines permet une nouvelle traversée orientée des formes scéniques contemporaines. Au fil des siècles, les discours idéologiques ont poussé les foules à agir. De cela fait état Lisbeth Gruwez dans "It’s going to get worse and worse and worse, my friend", où elle décortique, notamment, les gestes du prédicateur religieux ou politique (29/8). Trois spectacles composent une soirée alléchante (30, 31/8, 1/9) : pour le solo "Home", la danseuse et chorégraphe Louise Vanneste s’est associée au plasticien Arnaud Gerniers et au compositeur Cédric Dambrain; Fré Werbrouck creuse, avec "Sillon", un moment de suspension où image et mouvement se confondent; "Noli me tangere", de la Cie Mossoux-Bonté, fait rimer mise à distance et mise en scène. Enfin, la cadence du "Boléro" de Ravel est chargée par le chorégraphe Olivier Dubois et ses douze danseurs dans une forêt de mâts de pole dance de sens multiples, du chorégraphique au dialectique : "Révolution" (1/9).

Bruxelles, Brigittines, jusqu’au 1er septembre. Tél. 02.213.86.10.

Marie Tudor

"C’est une femme qui a été outragée, mais c’est une reine qui se venge", dans la pièce de Victor Hugo montée par le Théâtre Jardin Passion. Entre comédie et jeu réaliste, mis en scène par Marc Weiss, les comédiens mélangent les registres. Extrait du temps réaliste, placé dans une sorte de "modernité archaïque" à la Jules Verne, le spectacle privilégie le récit, le conte, l’histoire incarnée. Débarrassée du côté historique, la pièce se centre sur l’intrigue amoureuse - universelle, intemporelle.

Bruxelles, Karreveld, les 29 et 30 août (Bruxellons !). Tél. 02.724.24.24.