Les vilains petits dans la cour du Zététique

Les psychologues le savent. Il suffit d'un départ, d'une arrivée pour changer la dynamique d'un groupe. Valentin, Loan et Maya vont l'apprendre à leurs dépens.

Les vilains petits dans la cour du Zététique
©Nicolas Bomal
L.B.

Les psychologues le savent. Il suffit d'un départ, d'une arrivée pour changer la dynamique d'un groupe. Valentin, Loan et Maya vont l'apprendre à leurs dépens. Jusqu'à ce lundi, ils avaient trouvé un modus vivendi dans la cour d'école. Maya et Valentin, retranchés derrière leur pudeur, cachaient mal leur complicité. Maya ne voulait pas être une fille. "Je suis une comme vous" répète-t-elle sans cesse à Valentin et Loan. L'harmonie relative du trio sera ébranlée par l'arrivée d'un nouveau, incarné par Catherine Daele, comédienne d'une fragile brutalité. Tête brûlée qui vient d'être renvoyée pour s'être battue, elle, ou plutôt il induit à nouveau la violence et le rapport de force dans le trio devenu quatuor. Un quatuor de comédiens, Alice Tahon, Franck Laisné, Sophie Warnant et Catherine Daele, d'une grande justesse, tout en sobriété et ambiguïté, les garçons étant souvent interprétés par des filles sans que le spectateur puisse distinguer leur réelle identité. Nourris par le texte authentique et singulier de Catherine Verlaguet, ils laissent toute leur portée aux mots choisis. 

Pour enfants de 8 à 12 ans et dans une mise en scène, toujours très urbaine, de Luc Dumont, "Les vilains petits" abordent avec un réalisme troublant le harcèlement, de plus en plus courant à l'école, et l'infernale spirale de l'échec pour Malone accusé injustement en un final qui laisse, à vrai dire, peu d'espoir.

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