Francis Huster aux Conférences catholiques

La 85e saison des Grandes Conférences catholiques s’annonce variée.

Bosco d'Otreppe
Les Grands du Rire; tournage; Francis Huster Reporters / Marlyse Press Photo
Les Grands du Rire; tournage; Francis Huster Reporters / Marlyse Press Photo ©Reporters / Marlyse Press Photo

La 85e saison des Grandes Conférences catholiques s’annonce variée.

Imaginer une saison de conférences s’apparente toujours à la recherche d’un judicieux équilibre entre la nature des interventions, leur rapport avec l’actualité, mais aussi leur décalage avec celle-ci pour mieux éclairer l’esprit d’une époque.

Les Grandes Conférences catholiques qui fêteront l’année prochaine leur 85e anniversaire, ont réussi ce pari en annonçant une saison 2016-2017 riche et variée.

Sous le signe de l’engagement

Elle commencera d’ailleurs par une perspective assez inédite, puisque le lundi 7 novembre la tribune des Grandes Conférences accueillera le grand-duc de Luxembourg qui évoquera les "souvenirs d’une dynastie face à la construction européenne". Il sera rejoint le soir même par Herman Van Rompuy, ancien président du Conseil européen, qui clôturera la soirée en dressant quelques perspectives d’avenir pour l’Union.

Leur succéderont ensuite l’archevêque de Malines et Bruxelles, Mgr De Kesel, qui interrogera le 16 novembre la place du christianisme au sein d’une société sécularisée. Et cela, avant que l’auteur, scénariste, réalisateur et metteur en scène Francis Huster vienne, presque en écho, compléter le propos en évoquant l’engagement artistique. Ancien sociétaire de la Comédie-Française, Francis Huster s’appuiera d’ailleurs, pour servir son propos, sur la figure de Molière.

Toujours placées sous le signe de l’engagement, les Grandes Conférences catholiques offriront une soirée de témoignages le 19 décembre. Celle-ci sera donnée par Serge et Beate Klarsfeld. Fils d’un déporté juif, aujourd’hui historien, écrivain et avocat, Serge Klarsfeld, avec son épouse Beate, ont consacré leur vie à la traque des anciens hauts dirigeants nazis. "Un de leurs grands succès, précise Emmanuel Cornu, président des Grandes Conférences, fut d’obtenir l’extradition puis le jugement de Klaus Barbie, le responsable de la gestapo à Lyon, connu notamment pour avoir fait périr Jean Moulin sous la torture."

Deux ans après les attentats de Paris, ce seront ensuite le 9 janvier Gilles de Kerkhove, coordinateur de l’Union européenne pour la lutte contre le terrorisme, et Alain Bauer, professeur de criminologie et conseiller en sécurité de Nicolas Sarkozy puis de Manuel Valls, qui éclaireront de leurs expériences la menace terroriste à laquelle l’Europe fait face.

Le 6 février, une fois de plus comme en écho à la précédente conférence, le poète, membre de l’Académie française et professeur au Collège de France Michael Edwards s’intéressera au thème de la joie qui traverse la Bible. Il l’interrogera en la distinguant de la "joie naturelle", mais aussi en analysant son écho possible dans "un monde qui souffre".

Enfin, le 9 mai, la dernière soirée de la saison est déjà très attendue puisque c’est le chef d’orchestres et de chœurs Philippe Herreweghe qui introduira le public à la célèbre "Messe en si" de Bach, avant d’en interpréter des extraits avec chœurs et orchestres.BdO


--> Toutes les informations pratiques sont à retrouver sur le site www.grandesconferences.be.