Les Rencontres théâtre jeune public se dérouleront en novembre

Epilogue pour le feuilleton des Rencontres de Huy qui auront bien lieu mais à Liège et en novembre. Le secteur pousse un soupir de soulagement.

Les Rencontres théâtre jeune public se dérouleront en novembre
©Province de Liège

La nouvelle vient de tomber.

Rendez-vous en novembre pour les Rencontres théâtre jeune public

Épilogue pour le feuilleton des Rencontres de Huy, qui se dérouleront... à Liège. Et grand soulagement pour tout le secteur.

Les enfants pourront à nouveau bientôt frissonner dans le noir, rire aux éclats, s’émouvoir, prendre parti pour le loup ou redouter les vacances chez leur grand-mère acariâtre... A l’image de la saga des masques, ou d’autres informations contradictoires relatives au coronavirus, qui ont maintenu le public en haleine ces dernières semaines, le feuilleton des Rencontres théâtre jeune public connaît enfin son épilogue.

Un accord vient d’être trouvé et les Rencontres auront bien lieu, en 2020. Non pas en août, comme c’est le cas depuis 50 ans, mais bien en novembre et dans le centre de Liège.
«Il s’agissait d’un enjeu primordial pour tout le secteur du théâtre enfance et jeunesse en termes de visibilité des compagnies et de mise en marché des spectacles. Il était donc important d’aboutir à une solution qui réponde au maximum aux attentes de l’ensemble des acteurs impliqués», a déclaré la ministre de la Culture, Bénédicte Linard(Ecolo). Chaque année, en effet, une cinquantaine de créations sont présentées à Huy devant des programmateurs belges et étrangers et de ce marché dépendent les deux ou trois années à venir des compagnies.
Reporter les Rencontres à 2021 risquait de provoquer un énorme embouteillage qui aurait été difficile, voire impossible, à résorber.

Pas de rencontres virtuelles

Après la crainte de l’annulation des Rencontres, l’espoir est revenu suite aux promesses puis affirmations de la ministre Bénédicte Linard qui, le 30 avril dernier, annonçait que l’événement aurait bel et bien lieu. Où, comment et dans quelles conditions? Trois inconnues jusqu’à ce jour.

Nouveau coup de froid après l’annonce d’éventuelles Rencontres virtuelles, qui semblaient inenvisageables pour les compagnies.

Chacun retroussa à nouveau ses manches et la Province de Liège, cherf d’orchestre du festival, a activement exploré les possibilités de partenariat avec d’autres entités et infrastructures. Plusieurs lieux liégeois ont accepté de se prêter au jeu.

Les Rencontres Théâtre Jeune Public se tiendront donc dans la Cité ardente durant la première quinzaine du mois de novembre. Une date à laquelle on peut espérer le déplacement des programmateurs français, dont les congés de Toussaint sont plus longs que les nôtres, et qui permettra aussi de programmer certains spectacles à Noël au théâtre, grand rendez-vous des familles.

Il aura donc fallu près de deux mois pour trouver une solution. Mais avec de la bonne volonté et l’union de forces vives, on peut déplacer des montagnes.

Grande solidarité

"Tom", par la Cie Tête à l'envers, un spectacle qui parle de l'accueil d'un enfant dans une famille d'accueil.
"Tom", par la Cie Tête à l'envers, un spectacle qui parle de l'accueil d'un enfant dans une famille d'accueil. ©Alice Piemme


Cette nouvelle, les compagnies l’attendaient depuis longtemps. Comme le confirme Luis Cordoba, de Doble Mandoble. Stéphanie Mangez (Cie Tête à l’Envers) se réjouit aussi de pouvoir (enfin) présenter Tom à ces Rencontres, essentielles pour l’avenir de la compagnie. «C’est un projet qui parle d’un enfant en famille d’accueil. On a beaucoup travaillé avec des associations concernées, qui sont impatientes de voir la création et le dispositif associé voir le jour. D’autant que les représentations, prévues en mars dernier au Varia, ont été annulées. On est également très contents que le secteur se montre solidaire, qu’on n’ait pas opté pour des rencontres virtuelles, et qu’on puisse jouer dans les meilleures conditions possibles

Une solidarité qui enchante également Virginie Devaster, directrice de la CTEJ, qui a travaillé main dans la main avec avec le «Club des 5» (cinq lieux jeune public de Wallonie et de Bruxelles, à savoir La Montagne magique, Pierre de Lune, Ekla, La Roseraie et Ithac), et AssProPro (Association des programmateurs professionnels). «Dans ce secteur, on essaye toujours de trouver des solutions positives. La Province de Liège montre son soutien, comme la ministre Bénédicte Linard. C’est indéniable. Cette perspective claire, ce moyen de se projeter font du bien. On est tous impliqués dans un même projet qui est politique, l’école et l’accès à l’art, deux branches d’un même arbre, qui participent à la construction de l’enfant, considéré comme une personne à part entière. On est tous inclus dans cette volonté que le projet perdure. Et c’est pour cela que nous obtenons des résultats.»


Sur le même sujet